Après une première saison qui a séduit le public de fans et non initiés, The Mandalorian revient pour une seconde saison attendue au tournant. Ce premier épisode valait-il la peine d’attendre ?

On avait laissé notre héros en compagnie de son nouveau compagnon, le (désormais célèbre) bébé Yoda. Il a accepté sa mission : ramener l’enfant à son peuple. Mais faut-il encore le trouver ? « Mando » (Pedro Pascal), comme on l’appelle, a besoin d’un coup de main et décide de trouver un autre mandalorien. Sa quête le conduit à Tatooine, la planète de sable où a grandi deux générations de Skywalker dans les différentes trilogies Star Wars. Il y rencontre Cobb Vanth (Timothy Olyphant), le marshall local équipé d’une veille armure mandalorienne. Les deux décident de s’allier pour détruire un vers de terre géant (qui fait penser à celui de Dune).

UN COWBOY SOLITAIRE

Retour dans une galaxie très très lointaine pour l’une des séries les plus attendues de la rentré. En même temps, la concurrence a du plomb dans l’aile avec les effets du Covid-19. Pour l’occasion, Jon Favreau dépasse son rôle de showrunner et se met derrière la caméra. Le réalisateur d’Iron Man continue d’étoffer un univers déjà bien dense. Mais l’ambiance western-spaghetti permet de le détacher des films Star Wars habituels. Si le scénario de ce premier épisode est simplissime, il permet à tous de se prendre facilement au jeu.

« OÙ QUE J’AILLE, IL ME SUIT »

Et quid de la star de la série : l’Enfant aka Baby Yoda, encore appelé la poule aux oeufs d’or pour les créateurs de jouets et autres produits dérivés ? Il brille par sa discrétion pour ce grand retour. À part quelques grimaces et des petits interjections sonores (qui nous font toujours autant craquer), le sidekick de Mando ne fait pas grand chose. À tel point qu’on passe l’épisode à se demander quand la créature va faire son coup d’éclat. Favreau et son équipe laissent le champ libre au chasseur de primes. Après tout, c’est LUI le héros de la série !

DES ÉTOILES PLEIN LES YEUX

Visuellement, c’est toujours aussi bluffant et captivant. Les différents making-of de la série ont révélé les prouesses techniques mises au point pour tourner plus facilement The Mandalorian (on vous conseille d’ailleurs la mini-série documentaire disponible également sur Disney +). L’équipe continue d’alterner effets spéciaux « à la main » et effets numériques. Le tout s’imbrique parfaitement et on est plongé dans les paysages désertiques de Tatooine, alors que la plupart du décor est un écran LED géant ! C’est cet aspect à l’ancienne qui permet de relier le show à la première trilogie de George Lucas. Les révélations sur le devenir de la galaxie dans cet épisode renforcent de nous replonger en 1983 (l’année de sortie du Retour du Jedi pour ceux qui l’ignoreraient).

LETTRE D’AMOUR

Tous ces détails témoignent de l’amour de Favreau pour le matériel d’origine. Et que dire des divers clins d’oeil qui pointent le bout de leur nez, ça et là. Les plus avertis verront aussi des allusions aux préquelles des années 2000… On est bien dans Star Wars ! L’armure récupérée par le personnage interprétée par Timothy Olyphant va faire parler et elle risque de jouer un rôle primordiale dans les semaines à venir. S’il était évident que Favreau viendrait taquiner cette icône intergalactique, il risque de créer une émeute parmi les fans.

Avec un épisode « classique » au rythme allant crescendo, The Mandalorian joue la sécurité. Mais ne vous y méprenez pas, les dernières minutes laissent deviner une intrigue complexe et qui devrait révolutionner le monde de Star Wars.

The Mandalorian – Disponible sur Disney + – Un épisode chaque vendredi

Photos : © 2020 Lucasfilm Ltd. & ™. All Rights Reserved. © Lucasfilm Ltd. / Lucasfilm Ltd.

[Pierre Bisson]