Avant-Premire VO: Review Flash #9

27 octobre 2016 Non Par Xavier Fournier

Puisqu’il y a un nouveau Kid Flash en ville, il tait logique que l’ancien s’invite dans la srie, afin que tout ce petit monde se connaisse. Avec, c’est oblig, un gros clin d’il « Flash of two worlds« , Barry Allen doit donc jongler avec la prsence de son ancien lve et de l’actuel. L’ennui, c’est que le Barry en question n’est pas d’humeur… quitte sortir son insu quelques vrits douloureuses.

Flash #9 [DC Comics]
Scnario de Josh Williamson
Dessins de Jorge Corona
Parution aux USA le mercredi 26 octobre 2016

C’est un pisode important que ce Flash #9 puisqu’il voit, pour la premire fois dans l’univers actuel de DC, la reformation vritable d’une « Flash Family » (je veux dire sans compter les choses genre une petite vignette dans Multiversity). Si Flash (Barry Allen) a dj rencontr son lot de speedsters en face--face depuis 2011 (plutt comme des adversaires d’ailleurs), s’il a crois les deux versions de Wally, tout cela restait du « one to one » et pas vraiment la constitution d’un groupe de cur, d’une famille. Cette fois, donc, Josh Williamson s’attaque cette tape importante de la reconstruction, dans la droite ligne de Rebirth. Mais hlas pour lui, cela saute aux yeux ds les premires vignettes : il est trahi par le dessin. On peut penser ce que l’on veut du style de Carmine Di Giandomenico jusqu’ici sur ce titre, mais Jorge Corona en lieu et place en affectant une ambiance bien trop caricaturale (surexpressive en tout cas). Les personnages sont encore en civil, dans des scnes de la vie quotidienne, qu’on dirait dj qu’ils se sont dcrochs les mchoires. Cela ne va pas aider le scnariste installer l’atmosphre, dans ce qui pourrait, ce qui devrait, tre l’pisode le plus important pour le personnage depuis le one-shot DC Rebirth.

« It filled me with hope. »

Williamson commence par synchroniser les montres de tout le monde, en s’assurant que la prsence du « vieux » Wally West ne soit pas simplement un passage en douce, au hasard. Barry et lui comparent leurs notes, mettent en perspective les vnements de la srie Titans et ce qu’on a dcouvert l’occasion de Rebirth, histoire que mme ceux qui ne lisent « que » Flash s’y retrouvent. Dans la foule, le scnariste rgle aussi la question de savoir si Wally (le jeune) est le fils ou le neveu de Reverse-Flash (Dan West). C’est une question de continuit en un sens anecdotique. Mais dans un pisode qui cultive l’esprit de famille, ce n’est pas idiot de l’aborder maintenant. Encore qu’on puisse se demander comment Wally lui-mme ne s’tait pas pos certaines questions. Puis il y a une inversion de tendance, une scne o Barry semble faire le chemin inverse de Rebirth et o, au contraire, ses neveux sont l pour lui rendre son me, consacrant la runion. Enfin presque, car il reste ce qui, dans un film du concurrent Marvel, serait une vritable scne de post-gnrique, un lment qui relance encore plus loin la chose et qui valide encore plus la pertinence de cet pisode. Hlas, on n’a pas un Phil Jimenez pour nous porter tout a. Ce n’est pas que Corona est un mauvais dessinateur (j’ai la sensation que la mise en couleur ne l’aide pas non plus) mais il est ici mal cast, pour une histoire qui avait besoin de plus de classicisme. On a un scnario important pour la mythologie de Flash et des dessins qui, eux, donnent l’impression de lire un fill-in. Dommage. Esprons que lorsque l’lment final reviendra au premier plan, on lui donnera l’atmosphre ncessaire.

[Xavier Fournier]