C’est l’heure des retrouvailles. Les héros de la Young Justice se retrouvent et c’est l’occasion pour deux d’entre eux de mettre au clair leur situation. Si on en apprend un peu plus, on reste encore avec plein de questions.

Young Justice #3 [DC Comics]
Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Patrick Gleason & Viktor Bogdanovic
Parution aux USA le mercredi 6 mars 2019

Nos héros ont atterri sur Gemworld, un monde étrange dominé par le mystérieux Lord Opal. Bart Allen, alias Impulse, y retrouve son vieil ami Conner « Superboy » Kent. Ce dernier lui explique comment il est arrivé là. Petit retour en arrière sur le passé du jeune homme. Portant son t-shirt noir orné d’un S rouge, élève au lycée de Smallville, Conner a soudainement conscience qu’il doit faire plus, il ne doit plus être un héros à mi-temps. Il décide donc d’investir S.T.A.R. Labs et de percer à jour leurs secrets. Malheureusement, il va découvrir quelque chose qui va à jamais changer sa vie. 

« It’s called Gemworld. It’s pretty great. »

Young Justice est une série déconcertante. Jouant sur la nostalgie, elle reprend quatre personnages emblématiques du groupe : Tim Drake sous le masque de Robin, Impulse, Conner « Superboy » Kent et Wonder Girl. Et c’est là que les choses se compliquent. Comme ce comic s’inscrit dans la continuité, on se demande comment CE Conner existe. On retrouve dans les scènes de flashbacks une version pré-Flashpoint du héros. Un mélange de toutes les périodes de Conner : à la fois lycéen à Smallville mais aussi ado « rebelle » comme à ses début en 1993, ce Superboy intrigue. Et son expérience dans le Gemworld ne fait que rajouter une couche au personnage. Si l’explication du retour d’Impulse a été partiellement expliquée dans The Flash, on a ici besoin de plus d’informations pour accepter que Bart, Superboy, Tim Drake et Wonder Girl se connaissent aussi bien. Patrick Gleason excelle encore dans la mise à jour de ces personnages. En quelques coups de crayon, il s’approprie la Young Justice. Les flashbacks de Viktor Bogdanovic lorgent du côté de Greg Capullo (on doit d’ailleurs s’y reprendre à deux fois pour vérifier que ce n’est pas lui). Les couleurs apportent aussi beaucoup à la distinction des deux périodes : l’une dans les tons mauve, l’autre plus lumineuse. Un numéro qui intrigue mais qui captivera nouveaux et anciens lecteurs.

[Pierre Bisson]