Suite à Spider-Geddon, Otto Octavius a repris l’identité du Superior Spider-Man. Délocalisé à San Francisco, le héros tente de se faire une place… et une vie de rêve. Mais les vieux démons ont la vie dure et on ne raye pas si facilement son passé. Otto retournera-t-il à ses vieux travers ?

Superior Spider-Man #1 [Marvel Comics]
Scénario de Christos Gage
Dessins de Mike Hawthorne
Parution aux USA le mercredi 26 décembre 2018

Otto Octavius a une nouvelle vie. Durant le one-shot Superior Octopus #1, Otto s’est installé à San Francisco. Il n’est plus tout à fait lui-même : il s’est créé un corps mélangeant les gènes de Peter Parker et les siens. Sous le pseudonyme de Elliot Tolliver, il s’est trouvé un poste de professeur à l’Université Horizon, où il côtoie son amour, Anna Maria. Cette dernière ne connaît pas les secrets d’Elliot. Sous le masque de Spider-Man, Otto s’est même formé une bande de « sideckicks », les Night Shift, une équipe d’anciens super-vilains. Si ce numéro est une suite direct au one-shot Superior Octopus, il est cependant intéressant de suivre l’évolution d’Otto Octavius dans le crossover « Spider-Geddon » pour connaître son état d’esprit actuel.

« For the last time… I am the Superior Spider-Man! »

Christos Cage continue de faire évoluer son héros favori. Durant Spider-Geddon, Octavius a appris pas mal de choses sur le rôle d’un héros. Dans ce premier numéro, il met en cause ses actions passées comme conséquences du traumatisme de l’accident qui l’avait doté de ses bras mécaniques. Est-ce vrai ? Otto est-il foncièrement mauvais ou est-ce seulement un concours de circonstances qui l’ont vu devenir le Dr Octopus ? On peut se demander si cette nouvelle série ne fait pas doublon avec ce qui était Scarlet Spider ? Un énième personnage avec un emblème d’araignée qui tente de se créer une nouvelle vie, après avoir été un vilain ? Le succès de l’ancienne série Superior Spider-Man et du personnage d’Otto au sein des divers crossover « spider » donneront-elles un peu de sens à ce revival. Mais ne risque-t-on pas l’overdose de Spider-Men ?

[Pierre Bisson]