[FRENCH] La nouvelle saga mettant en scène le symbiote se complique de plus en plus ! Soufflant toujours le chaud et le froid par rapport à la continuité de la saga, Brian Michael Bendis continue de développer la relation du symbiote avec Eddie Brock et Peter Parker. Un peu plus d’action dans ce numéro, notamment grâce à l’intervention de « Ultimate » Beetle (le Scarabée). Venom est traqué par les vilains et les héros de New York, tout en luttant contre sa condition. Devra-t-il demander l’aide de Spidey pour s’en sortir ou se joindra-t-il à la compagnie Roxxon pour se débarrasser du mal qui le ronge ?

Ultimate Spider-Man #125 [Marvel] Scénario : Brian Michael Bendis
Dessins : Stuart Immonen
Sortie américaine : 27 août 2008.

Eddie Brock est prisonnier de Bolivar Trask, assisté du Docteur Toomes (le Vautour dans l’univers Marvel classique). Le pauvre garçon ne sait pas trop comment il en est arrivé là et il veut simplement mener une vie normale. Enfin, s’il n’avait pas été jaloux de Peter et de ses pouvoirs (cf. Ultimate Spider-Man #37), il ne serait jamais devenu Venom en premier lieu. Il ne s’attendait pas à ce que le symbiote le ronge de l’intérieur et ait besoin de dévorer les gens pour survivre ! Une aide inattendue vient lui porter secours, en échange d’un petit quelque chose, bien sûr ! De son côté, Peter se rend compte que depuis le retour d’Eddie, ses pouvoirs ont changé. Il est certain que le symbiote est la clé de son problème. Le voilà, lui aussi, lancé à la poursuite d’Eddie. La rencontre au sein de Manhattan ne sera pas sans conséquence pour notre héros.

Le ton monte d’un cran dans cet épisode. Le vilain est enfin lâché dans la nature et c’est le carnage (non, non, pas le rejeton de Venom !). Ultimate Venom est violent. Il tue, dévore et massacre sans état d’âme apparente, tout comme son équivalent de l’univers Marvel classique (dans la série Thunderbolts). Mais contrairement à lui, Ultimate Venom fait toutes ces atrocités pour survivre. Autrement, le symbiote consommerait ce pauvre Eddie Brock. J’espère que Bendis abordera ces crimes et nous montrera comment Eddie gère cette culpabilité, le jeune homme n’ayant pas l’air de contrôler tout ce qui lui arrive.

Côté dessins, Stuart Immonen est toujours au top de sa forme. Seul petit bémol, il aime jouer sur les doubles pages et son découpage est parfois un peu dur à suivre. Son interprétation de Venom est puissante et démesurée (à l’image de celle de Bagley lors de la première saga). Il alterne facilement entre le ambiances sombres en huis clos aux combats au beau milieu des lumières de Manhattan. Si seulement on pouvait voir Peter porter son costume noir sous les crayons du dessinateur, ou cela sera-t-il possible dans le prochain numéro ?

[Pierre Bisson]