Thor Odinson est privé de marteau depuis des mois. Mais si celui qu’il utilisait auparavant est désormais aux mains de Jane Foster, ce n’est pas le seul marteau mystique de l’univers. Alors qu’il cherche l’ancienne Asgard où, parait-il un nouveau talisman a fait son apparition, Beta Ray Bill arrive et semble lui offrir une solution toute trouvée…

Unworthy Thor #2 [Marvel Comics]
Scénario de Jason Aaron
Dessins d’Olivier Coipel
Parution aux USA le mercredi 7 décembre 2016

Chercher Asgard s’avère être une fausse piste. En fait, quelqu’un a carrément volé l’ancien repaire des dieux nordiques. Mais qui peut avoir un tel pouvoir dans l’univers Marvel ? L’identité du coupable, comme celle d’un autre intervenant à la fin de l’épisode, installe la série Unworthy Thor dans un registre « cosmique ». Mais le préambule de ce numéro s’ouvre sur une simple question… Si l’Odinson est à la recherche d’un marteau, pourquoi ne pas tout simplement prendre celui qu’on lui propose, et en l’occurrence celui de Beta Ray Bill ? Sans doute parce que si Odinson n’est pas digne du marteau de Thor il ne serait pas plus digne de celui de son ami. Mais alors que pensez de l’arme qui s’est écrasée sur Asgard ? Jason Aaron et Olivier Coipel continuent sur un registre tonique. Même si les deux maîtres du tonnerre prennent le temps de discuter, l’épisode est bourré d’action, portant l’ex-Thor d’un dilemme à un autre. Est-ce qu’il est prêt à tout pour obtenir un marteau ? Il aura l’occasion de se poser la question de différentes manières dans ces quelques pages.

« I’ve never seen that hammer before ! »

L’impression générale, c’est qu’Unworthy Thor nous sort les « big guns ». Bon, ce n’est pas forcément vrai du responsable de la disparition d’Asgard, qui a jusqu’ici été surtout un guignol cosmique. Mais, que ce soit par la mise en place scénaristique ou par l’emphase du dessin, on a le sentiment ici de croiser plusieurs « boss de niveau ». Il n’y a pas simplement Beta Ray Bill mais aussi des menaces présentées comme étant de première importance, surtout si l’on intègre le contenu du rêve qui torture Odinson. Il n’y a pas d’effet de surprise à proprement parler puisque que ce deuxième épisode est du même tonneau que le premier, sauf peut-être au niveau des couleurs de Matthew Wilson, qui utilise un registre à la fois parfois plus « délavé ». Jason Aaron s’éclate visiblement à promener son personnage et, après tout ce qu’il lui a déjà fait vivre ces dernières années, il n’est plus besoin de prouver qu’il ne s’interdit rien. On se demande bien quelle voie cet arc va encore emprunter…

[Xavier Fournier]