Les Guardians of the Galaxy sont désormais piégés sur Terre. Et Rocket Raccoon se souvient des circonstances qui font qu’il avait juré de ne plus jamais poser la patte sur cette planète. Tout remonte à une précédente rencontre avec un certain Spider-Man

Avant-Première VO: Review Guardians of the Galaxy #14Guardians of the Galaxy #14 [Marvel Comics]
Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Kevin Maguire
Parution aux USA le mercredi 30 novembre 2016

Vous pensiez en savoir plus sur le sort des Guardians of the Galaxy maintenant qu’ils se retrouvent privés de vaisseau ? Et bien non ! Au contraire, scénaristiquement cet épisode a tout d’un fill-in. En dehors d’une scène d’introduction qui s’efforce de faire le lien (Rocket consterné de se retrouver sur la planète de Spider-Man), le reste de l’épisode a définitivement le goût d’une histoire mise en chantier quelques mois en arrière et gardée sous le coude en cas de besoin. La bonne nouvelle, c’est que cela permet de retrouver une nouvelle fois le dessinateur Kevin Maguire sur le titre (tandis que Richard Isanove continue de s’occuper de la couleur), alors qu’il avait déjà produit quelques pages intéressantes sur les Gardiens dans un précédent volume. Une fois qu’on sait que l’épisode est déconnecté de la chronologie, le récit n’est pas, en lui-même, foncièrement mauvais : les Skrulls (voulant mettre la main sur l’équipe et en particulier sur Venom) enlèvent Spider-Man (Peter Parker) et le retiennent en otage, en comptant bien récupérer le symbiote. Ce qui fait, d’ailleurs, que le préambule d’un Rocket remonté contre Spider-Man passera assez vite au deuxième ou au troisième plan, au bénéfice d’une confrontation plus axée sur les relations entre Venom (Flash Thompson) et Spidey.

« Why is Spider-Man on the news all the way across the galaxy? »

Les fans du dessinateur qui voudraient prendre ce numéro sans pour autant avoir suivi la série peuvent y aller. Les évènements sont assez intemporels pour que, pour peu qu’on ait une vague idée de qui sont les Gardiens (et Spider-Man, donc), on comprenne les tenants et les aboutissants. Maguire donne un travail solide, fiable et c’est le point d’intérêt de ce numéro, qui semble fortement (ou alors c’est bien imité) être un récit pensé pour la défunte série Guardians Team-Up. Dommage que la scène d’introduction n’apporte pas grand-chose (on reste songeur devant les priorités de Rocket, qui perd son temps à se souvenir de cette anecdote sans grand lien avec son sort actuel). Au moins, on ne nous aura pas collé un logo « Civil War II » sur la couverture pour faire genre « il y a un lien ».

[Xavier Fournier]