Dans mon imaginaire Star Wars ce sont des vaisseaux fantômes, des sabres lasers, des ewoks, Chubaka, Han Solo (l’homme idéal de toute une génération de jeunes filles), Princesse Leïa, Luke Skywalker… Alors quand on m’a demandé de lire un BD Star Wars, je suis restée perplexe. Comment a-t-on pu transformer un mythe en BD à épisode ? Mon intégrité intellectuelle m’a obligé à lire l’ouvrage en entier pour pouvoir en parler en toute objectivité. Pour ce premier épisode, le scénario est assez simple. Bon, pour moi, ça n’égale bien sûr pas les films de Lucas qui avait ce petit charme d’antan indémodable. Je me demandait pourquoi les scénariste de BD tenaient tant à prendre des mythes géniaux pour les transformer en histoire quelque peu médiocres. Pourquoi toujours écrire « A suivre… » ? Pourquoi refaire l’histoire ? Mais j’ai découvert que je me posais la mauvaise question ou plutôt que je ne m’interrogeais pas sur les bonnes personnes. Ce ne sont finalement pas les scénaristes qui créent un marché mais bien les lecteurs. Ce serait donc les lecteurs de tous ces comics qui pousseraient ces pauvres scénaristes à imaginer les 20 prochains volumes de Star Wars invasion.
Par chance, je côtoie tous les jours des aficionados de ces bandes dessinées gorgées de super pouvoirs, que j’ai donc eu tout le loisir d’étudier. L’un de mes collègues (dont nous tairons le nom car il souhaite garder l’anonymat), est fan de Smallville, série américaine qui entamera sa dixième saison en 2011. En toute objectivité, cette série n’aurait pas dû durer plus de 3 saisons, mais les fans du super héros en collant étaient tellement nombreux qu’ils ont à eux seuls sauvé la série. Et bien le même phénomène se produit pour les bandes dessinées. On reprend les personnages et les histoires qui marchent et on relance la machine à rêve. Après tout, il y a de grands enfants qui demandent encore des histoires, pourquoi ne pas les satisfaire. Finalement, les lecteurs moins nostalgiques que moi adoreront retrouver leur héros de 20 ans dans de nouvelles aventures. Les curieux seront ravis (ou pas) de savoir que Leïa et Han sont toujours aussi amoureux malgré la dépression que ce dernier traverse à cause d’un drame horrible qui se produit dès les premières pages. Les plus sensibles verseront leur petite larme (ATTENTION SPOILER) en voyant Chubaka mourir dans son vaisseau, terrassé par les vilains Vlong… Savoir que ces héros que l’on regardait en pyjama le soir ont eux aussi grandi et vécu leur vie a quelque chose de rassurant : il ne faisait pas partie uniquement de notre imagination et de nos souvenirs, ils étaient aussi vivants que nous !
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