[FRENCH] Et on remet le couvert pour une sorte de Mutant Messiah deux ans plus tard, Cable et sa fille adoptive revenant enfin dans le présent pour. Forcément les factions s’organisent à nouveau et les différents camps s’organisent tandis que David Finch fait un peu son chant du cygne chez Marvel…

X-Men: Second Coming #1 [Marvel] Scénario de Craig Kyle & Chris Yost
Dessin de David Finch
Parution aux USA le mercredi 31 mars 2010

Il y de nombreux mois de cela, le crossover « Mutant Messiah » avait un peu secoué le cocotier des mutants, éloignant Charles Xavier le temps de relauncher X-Men: Legacy, envoyant Cable dans un périple temporel dans une nouvelles série à son nom, marquant la fin de la série New X-Men et le passage du côté obscur de Bishop. Et dans le même temps on a un peu envie de demander « what else » puisqu’en dehors du fait que Bishop n’est pas redevenu à de meilleurs sentiments, c’est un peu « business as usual » pour les X-Men, tellement l’ambiance est raccord. OK ils sont maintenant sur la côte Ouest, OK la petite Hope est un peu plus vieille (encore que David Finch me semble la dessiner plus jeune que dans les derniers épisodes de Cable) mais globalement le climat est le même et les anti-mutants ont toujours la dragée haute. Ne manquerait guère que les Maraudeurs et Lady Deathstrike pour qu’on ait un gros sentiment de déjà vu. Il n’y a guère qu’un bref excès dans les méthodes d’X-Force qui réveille l’attention…

Je ne peux pas dire que c’est mal écrit mais d’après moi l’évolution du groupe des X-Men devrait être reflétée (je pense en particulier aux fortes têtes recrutées ces derniers mois dans Uncanny, qui n’ont ici qu’un rôle de figuration). Difficile de croire que les plus cyniques des membres récents des X-Men s’engouffreraient dans la foi béate de Cyclops en la mission de son fils. Désolé, donc, ce n’est pas « mauvais » mais il va en falloir un peu plus pour me convaincre sur la portée de ce nouvel event. Non, ce comic-book se distingue finalement surtout parce que c’est l’une des dernières choses que David Finch illustre pour Marvel. Il s’en tire assez bien, même si dans le même temps il y a quelque chose d’indéfinissable qui cloche entre le dessin, l’encrage et la colorisation (pourtant effectuée par Peter Steigerwald, qui est loin d’être un manchot dans ce domaine). En dehors de l’aspect graphique, sur le plan narratif c’est quand même l’effet « on reprend les mêmes et on recommence » qui prédomine…

[Xavier Fournier]