[FRENCH] Ce deuxième épisode de l’arc est assez curieux dans le sens où il poursuit des pistes mais a peu de valeur autonome en dehors d’une ou deux scènes. Les deux Witchblades font face à des situations totalement opposées. Pour « Pezz » il s’agit de poursuivre son enquête dans une communauté juive orthodoxe. Pour la Witchblade, la scène est plus courte et esquisse peut-être certaines choses.

Darkness: Witchblade #122 [Top Cow]
Scénario : Ron Marz
Dessins : Stjepan Sejic
Sortie américaine le mercredi 10/12/2008

On le sait depuis l’épisode précédent, une journaliste file le train de Sara Pezzini, se doutant qu’elle a quelque chose à cacher qui ferait un bon article. Et Sara, bien sûr, n’a pas du tout l’intention qu’on dévoile son histoire dans la presse. Il n’empêche que le devoir l’appelle et que la jeune policière doit enquêter sur le meurtre particulièrement sauvage d’un rabbin. Et dans les comics, que voit-on souvent débouler dès qu’il est question de tradition juive ? Un golem. Et ici, il ne manque pas à l’appel bien qu’il ne semble pas être le coupable dans l’affaire.

C’est peut-être là que le bas blesse. Ron Marz veut tellement nous vendre l’idée que la journaliste ne lâchera pas Sara que la jeune femme n’a pas l’air spécialement frustrée quand la policière lui confisque l’appareil. On peut pourtant penser que cette « paparazzette » ne laisserait pas passer si facilement un tel sujet. A l’inverse, Sara a des moments de décontraction assez étranges alors qu’elle est surveillée par une femme en qui elle n’a pas conscience. Je ne vois pas vraiment Sara Pezzini parler drogue avec des jeunes et les laisser filer comme ça, sous le regard d’une journaliste avec qui elle n’a aucune affinité.

L’autre Witchblade fait une brève apparition (allez savoir pourquoi Stjepan Sejic semble moins à l’aise avec la salle de danse qu’avec les rues de New York). On sait qu’elle est elle aussi sous surveillance depuis le dernier épisode mais la méthode et l’objectif de la manipulation restent à définir. La fin de la scène ouvre quelques portes, on verra ce qu’il en est. Globalement c’est un épisode en mi-teinte, un peu moins fort que celui du mois dernier, même si cette fois on découvre le visage de l’ennemi.

[Xavier Fournier]