Avant-Première VO : Uncanny X-Men #512[FRENCH] Il y a quelque chose qui a fait que, un siècle en arrière, les mutants ont commencé à apparaître en masse. Beast et le reste du X-Club, après avoir cherché presque partout comment ranimer le gêne mutant entament alors un voyage dans le passé afin de récupérer de l’ADN humain datant d’avant cette époque. Et c’est l’occasion pour en apprendre un peu plus sur le passé aussi bien de la branche mutante de l’humanité que de ses ennemis…

Uncanny X-Men #512 [Marvel] Scénario de Matt Fraction
Dessin de Yanick Paquette
Sortie américaine le 24 juin 2009.

Uncanny X-Men #512Il n’y a pas à dire. On reconnait le style de Matt Fraction et son intérêt pour les atmosphères un tantinet Steampunk. Le voici qui nous présentent les parents de Doctor Nemesis, celui qui, il y a quelques mois encore trainaient dans les limbes de Marvel et qui aujourd’hui commence à prendre de plus en plus d’importance dans les plans de Beast et donc des X-Men. Ces parents, tels qu’inventés par Fraction, m’évoquent beaucoup le père d’Orson Randall dans Immortal Iron Fist. Soit ce profil correspond vraiment à une tendance marquée chez Fraction, soit tout ça participe à une trame globale qu’il nous reste à découvrir. En tout cas le périple dans le San Francisco de 1906 est intéressant et procure un peu le même effet que le voyage récent des Runaways un siècle dans le passé. Si ce n’est qu’ici on voit les graines de bien des choses à venir pour l’univers des X-Men. Il y a d’un côté un effet « préquelle », autrement dit les pré-racines des X-Men… Et de l’autre il y a assurément Fraction qui nous place quelques indices de là où il veut nous emmener dans les mois à venir… Qui plus est tout ça nous permet aussi de découvrir les fondamentaux d’un personnage auquel pas grand monde ne s’intéressait il y a encore six mois. Chapeau bas, donc, à l’attention du scénariste…

Et le dessinateur ? Cette fois-ci ce n’est ni Greg Land ni Terry Dodson mais Yanick Paquette qui entre dans la danse. Le trait du dessinateur québécois est assez voisin de celui de Dodson pour permettre une certaine continuité visuelle sans pour autant manquer de personnalité propre. Paquette a aussi tout le loisir d’évoquer un univers graphique assez éloigné des poncifs habituels des X-Men (encore que j’aurais été curieux de voir ce qu’aurait donné Dodson là-dessus, on aurait sans doute lorgné sur une ambiance à la songe). En quelques pages Paquette montre néanmoins qu’il est tout à fait à l’aise dans ce décorum steampunk et qu’il ne s’agit pas d’un parachutage. A ceux qui reprocheraient aux X-Men de toujours utiliser les mêmes ficelles, ce numéro vient démontrer bien des choses. L’air de rien Fraction est en train d’élargir l’univers des mutants, de le rendre plus riche aussi bien dans ses inspirations que dans son histoire… Et on ne s’en plaindra pas ! Une très bonne pioche !

[Xavier Fournier]