[FRENCH] Pas de veine pour la version Ultimate de Spider-Man. Et si Peter Parker (toutes incarnations confondues) n’est pas spécialement connu pour sa chance, cette fois le héros fait fort : tandis qu’il a été gravement blessé, les loups sont à sa porte… au sens propre. Les Sinister Six se présentent chez les Parker bien décidés à en finir. Heureusement que Peter a quelques co-locataires puissants. Mais suffiront-ils ?

Ultimate Spider-Man #158 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mark Bagley
Sorti aux USA le mercredi 18 mai 2011

Spider-Man s’est fait tirer dessus par le Punisher (ce qui, en un sens, lui pendait au nez depuis des années). Mais nous n’en sommes pas encore tout à fait à la mort annoncée et, sans surprise, le héros se relève (encore qu’il faille lire avant le Ultimate Avengers vs. New Ultimates de la semaine pour comprendre à quel niveau le héros en a pris plein la figure). Dans un tel état, il faut sans doute se retirer à l’abri. Sauf qu’il n’y a plus d’abri. Les Sinister Six attaquent la maison des Parker à la recherche du jeune héros. Heureusement que Johnny Storm et Bobby Drake sont dans les parages. Mais est-ce eux qui sauveront Spider-Man ou le contraire ? Et si personne ne sauvait l’autre ?

Brian Michael Bendis tourne le dos au crossover avec les Ultimates et ramène l’histoire dans le giron de l’univers propre à Spider-Man. Principalement il s’emploie à montrer les Sinister Six non pas comme une bande de super-villains (ce à quoi notre esprit de lecteur les réduit le plus souvent) mais bien des tueurs sanguinaires prêts à éliminer quiconque s’oppose à eux. Il y a véritablement un sentiment de menace qui émane d’eux, qui souligne leur dangerosité. Autant on se doutait le mois dernier, après le coup de feu, que Spider-Man se remettrait sur pied en se tenant le côté, autant là les Sinister Six sont de bons candidats pour générer des dommages. On est forcément toujours aussi peu convaincu de la finalité des choses (je veux dire la fameuse « mort de Spider-Man ») mais au moins l’épisode véhicule un certain sens épique et, à cet égard, pique l’intérêt.

[Xavier Fournier]