[FRENCH] Passée la boucle temporelle largement téléphonée qui composait l’origine du Traveler, le personnage et la série doivent s’installer au delà de cette pirouette et construire, maintenant, la vie régulière du héros. De bonnes idées et quelques rebondissements peine cependant toujours à vraiment faire éclore le titre.

Stan Lee’s The Traveler #5 [Boom!] Scénario de Mark Waid, Tom Peyer
Dessins de Chad Yardin
Sorti aux USA le mercredi 30 mars 2011

Kronus étant devenu un être extra-temporel et étant par ailleurs considéré comme responsable de la mort de sa chérie (hmmm… un doigt de la série télévisée Incredible Hulk ?), le héros est pratiquement devenu un SDF. Jusqu’à ce qu’il repense à un ami scientifique dont le champ d’action pourrait se montre très utile. On se dit que le Traveler a peut-être trouvé l’équivalent de son « Microchip » et il est sur, par ailleurs, que je préfère ce « jeune » Kronus qui découvre ses pouvoirs plutôt que le cliché du gars qui sait tout mais ne peut rien dire. La narration se veut rapide et on passer rapidement d’une scène où untel est mort à une autre où un sauvetage reste possible. En théorie on n’aurait donc pas le temps de s’ennuyer.

En théorie. Parce qu’à chaque fois que l’histoire prend un virage inattendu, l’effet est atténué par une force égale qui a tendance à tout ramener dans le cliché. Abaris se révèle ainsi une sorte de villain de carton-pâte, semblable à un méchant des Bioman, qui envoie mutant après mutant tout en gesticulant sur son trône. Dans le même ordre d’idées, le Traveler est téléporté deux fois de suite dans des environnements qu’on a pas l’occasion de cerner et le tout donne une impression de chaos. Et je ne suis pas certain que cette impression soit entièrement voulue. The Traveler s’installe vraiment comme le plus faible des trois titres Stan Lee chez Boom.

[Xavier Fournier]