[FRENCH] On ne pourra certainement pas accuser Jason Aaron de faire dans la narration décompressée. Au contraire ce deuxième épisode de Wolverine & The X-Men voit la nouvelle académie trembler sous une attaque massive. Et tout ou presque y passe. Wendigos, ptérodactyles, Hellfire Club, escouades de monstres… Un chaos, certes, mais aussi un épisode où on n’a pas le temps de s’ennuyer (malgré quelques aspects datés sur certains détails)…

Wolverine & The X-Men #2 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessin de Chris Bachalo
Sortie aux USA le mercredi 23 novembre 2011

Le Hellfire Club n’a pas attendu longtemps avant d’attaquer la nouvelle école fondée par Wolverine, Iceman et les autres. Et d’attaquer. Et d’attaquer encore… On aura rarement vu une telle vague de dangers frapper de manière si rapprochée depuis… l’époque où la Scarlet Witch mettait le bazard dans Avengers: Disassembled ? Là, rien à voir avec cette chère Wanda. Les petits génies maléfiques fonctionnent un peu selon le même principe que Mojo à la grande époque de Chris Claremont (à ce demander d’ailleurs s’ils ne vont pas croiser un jour les X-Babies). Rien ne leur est interdit sur un plan matériel et il suffit qu’une idée soit énoncée pour qu’elle soit réalisée aussi sec. Jason Aaron ne perd pas son temps dans des justifications qui ralentiraient le tout. Le concept et la rapidité l’emporte sur le reste. D’une manière qui en un sens, par moment, fait un peu penser à certains aspects de Grant Morrison (Typiquement, la facilité avec laquelle on introduit les soldats « monstres »).

Le scénariste continue à travers ce deuxième épisode sa véritable lettre d’amour/clin d’oeil à l’ambiance des X-Men dans les années 90, à coups de Shi’ars ou de Broods… D’ailleurs cette fois-ci les choses sont tellement plus soutenues que la proportion d’extra-terrestres dans l’école est moins frappante. Si ce n’est qu’on aurait peut être pu s’épargner la scène cliché entre Broo et Idie. A l’inverse, le comportement d’Iceman envers une de ses camarades est surprenant, sans signes avant-coureurs, mais c’est fait d’une manière si assumée que la chose fonctionne et ouvre des portes intéressantes. Surtout quand on sait l’état actuel de l’ex de la belle… Les dessins de Chris Bachalo participent bien entendu à l’effet de densité de l’ensemble. Là où beaucoup de comics modernes se lisent aussi vite que s’ils comportaient seulement 12 pages, celui-ci sait utiliser le temps, l’espace, le rythme. Tout n’est pas parfait mais on sent déjà une prise de vitesse par rapport au premier épisode. Un fouillis, oui, mais très encourageant pour les mois à venir…

[Xavier Fournier]