Avant-Première VO: Review Wolverine And The X-Men Annual #1[FRENCH] Ca fait un bail qu’on n’avait pas de nouvelles de Kid Gladiator, ex-élève de la Jean Grey Academy et reparti dans l’espace, dans l’empire de son père. Et justement Infinity est une menace qui touche énormément l’univers dans son ensemble, nécessitant que Gladiator (père) fasse appel à toutes les forces disponibles. Enfin… sauf à son fils…

Wolverine And The X-Men Annual #1Wolverine And The X-Men Annual #1 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessin de Nick Bradshaw
Parution aux USA le mercredi 27 novembre 2013

Autant le dire, cet annual a un titre trompeur puisque vous n’y verrez pas vraiment Wolverine ou les X-Men en dehors d’une petite « caméo » de quelques cases. Jason Aaron choisi ici de nous montrer ici une autre école. Cette où se forment les membres de la Imperial Guard, les futurs remplaçants de Smasher ou Oracle. On est à mi-chemin entre la Légion des Super-Héros et Harry Potter en un sens. Mais dans cette académie bien ordonnée, Kid Gladiator, l’héritier de l’empire, ne trouve pas son compte. C’est qu’il est un sens unique en son genre. On ne remplace pas les Gladiator comme ça. Dans un système de castes, être unique n’est pas très fun même si on est le fils de l’empereur. Et dans ce système bien ordonné il commence alors à penser à son ancien « collège » et aux choses beaucoup plus marrantes qui s’y déroulaient.

On savait bien qu’Aaron finirait par nous montrer à nouveau cet élève disparu de l’école. Et le scénariste ne fait pas dans la mi-mesure. Infinity devient une toile de fond là-dedans. L’objectif apparent de cet Annual est de remettre le jeune prince dans la boucle mais aussi de le mettre sous le projecteur. Le seul petit souci, sans doute, c’est qu’à un certain égard le personnage correspond à un archétype qu’Aaron a déjà en double ou en triple exemplaires dans sa série. Le coup du gars faussement dur, faussement cynique, c’est déjà quelque chose qu’on a pu voir avec Kid Omega ou Kade Killgore (d’ailleurs avec « Kid Omega », on se rend compte qu’Aaron semble prendre un malin plaisir à leur coller des K en initiales), qui sont essentiellement la même mentalité greffée sur des dessins différents. Malgré ces réserves et malgré une couverture pas très top, qui ne représente pas la qualité du travail de Bradshaw à l’intérieur, cet Annual consacré à Kid Gladiator est poignant, intéressant, frais. Bien que centré sur ce seul personnage on y trouve tous les ingrédients qui ont fait la réussite de la série régulière.

[Xavier Fournier]