Avant-Première VO: Review Wolverine And The X-Men #5[FRENCH] Wolverine And The X-Men est un peu passée derrière en matière de « buzz ». Depuis la perte de Jason Aaron, la série peine à jouer des coudes face à des All-New X-Men, Uncanny X-Men ou Amazing X-Men. Et pourtant Jason Latour fait des choses très intéressantes sur ce titre, synthétisant deux grosses influences pour continuer de rendre fun les aventures des jeunes mutants.

Wolverine And The X-Men #5Wolverine And The X-Men #5 [Marvel Comics] Scénario de Jason Latour
Dessin de Mahmud Asrar et Matteo Lolli
Parution aux USA le mercredi 18 juin 2014

Jason Latour est décidément un auteur qui a le chic pour hériter des jobs délicats. Après être passé derrière Ed Brubaker sur Winter Soldier (et s’en être tiré bien mieux que l’on pouvait le penser), le voici donc aux commandes d’une série Wolverine And The X-Men que Jason Aaron a imposé, comme un outil qu’il aurait construit sur mesure. Depuis cinq numéros, pourtant, Latour s’en tire assez bien, en remettant sur le devant de la scène Genesis (la version ado d’Apocalypse) un élève de l’académie qui était un peu passé de côté. Certes, l’élément un peu forcé là-dedans c’est que c’est pile au moment où Fantomex, le tuteur d’Ethan, rejoint les X-Men qu’il est à nouveau question d’éliminer le jeune mutant. Et le « bad guy » de service, en mode Bishop de deuxième zone, manque un peu de charisme. Mais malgré ces petites réserves, c’est largement le bon qui l’emporte car Latour ne s’inscrit pas seulement dans la continuation du Wolverine And The X-Men d’Aaron mais aussi du Uncanny X-Force de Rick Remender. La chose ne s’arrête pas à l’emploi d’Ethan et de Fantomex. Elle implique aussi tout le discours sur le déterminisme, qui caractérise tant, d’habitude, Remender.

Cette fois-ci le dessin est assuré par deux artistes (bien qu’un seul soit crédité à la couverture). Pourtant Mahmud Asrar et Matteo Lolli forment un combo qui fonctionne assez bien, où les ruptures de style ne sont pas criardes. Les deux artistes servent un rythme assez enjoué, quelque chose qui, tout en assumant des références cartoony, fonctionne aussi dans les scènes plus corsées. Au centre, on retrouve des interventions telles que Doop, personnage pas toujours évident à manoeuvrer, que Latour et ses deux dessinateurs mettent cependant bien en place, façon « Born to be Wild ». Comme je le disais, l’histoire en cours pêche un peu du manque d’envergure du méchant mais globalement la série reste très bonne et prometteuse.

[Xavier Fournier]