Avant-Première VO: Review Walking Dead #127[FRENCH] Après All-Out War, Robert Kirkman promettait un « nouveau départ » pour Walking Dead #127, promesse qui sonnait bizarrement puisqu’on avait l’impression que le changement de donne intervenait au #126. Mais l’expérience télévisuelle du scénariste se sent. C’est comme si on avait fini une saison dans l’épisode précédent et qu’un nouveau chapitre débutait ici. Du changement ? Des changements ! L’alchimie de Walking Dead évolue bien plus qu’on aurait pu le croire.

Walking Dead #127Walking Dead #127 [Image Comics] Scénario de Robert Kirkman
Dessin de Charlie Adlard
Parution aux USA le mercredi 14 mai 2014

Après tous les morts de ces derniers mois, Walking Dead avait bien besoin de nouvelles figures. Et cette épisode s’ouvre avec l’arrivée de nouveaux personnages de la série. Mais des « figures nouvelles », on en trouve également d’une autre façon puisque les héros que l’on connaît… ont beaucoup changés. Walking Dead #127 se situe en effet longtemps après le #126. Au plus court quelques mois mais, plus probablement, des années après la défaite de Negan. Rick Grimes a pris un rythme de croisière, une attitude plus zen et est le leader d’une communauté qui vit en paix, devenue particulièrement efficace pour repousser les zombies. On a vraiment la sensation d’un nouvel ensemble de règles qui viennent se greffer à ce qu’on connaissait. Que ce soit la vie privée des Grimes ou l’architecture de la communauté, beaucoup d’éléments ont progressé.

A la fin du #126, je trouvais que l’ennemi semblait s’en tirer un peu facilement, dans une situation où il lui suffirait de s’enfuir au moment opportun. C’est peut-être encore le cas mais la donne a tellement changé que tout devient objet de suspens. Cet épisode réduit All-Out War au rang de préambule. « Un nouveau départ » est une nouvelle époque dans la série et, plus précisément, une redynamisation de l’histoire et des personnages. Que Kirkman soit capable de jouer avec son titre, de le faire progresser à une telle vitesse, est tout à son crédit. Et c’est une sacrée surprise.

[Xavier Fournier]