Avant-Première VO: Review Velvet #1[FRENCH] L’ancienne équipe créative de Captain America s’est à nouveau donné rendez-vous sur ce nouveau creator-owned et… c’est une bombe ! Au début des années 70 le meilleur agent d’un service ultra-secret est tué en mission. Les risques du métier ou une machination. La secrétaire avec qui il flirtait va mener l’enquête. Et pas en mode « prise de notes » !

Velvet #1Velvet #1 [Image Comics] Scénario d’Ed Brubaker
Dessin de Steve Epting
Parution aux USA le mercredi 23 octobre 2013

Vous vous souvenez de Miss Moneypenny ? La secrétaire qu’on voit dans les James Bond et qui sourit bêtement aux vannes de l’homme d’action ultra-classe ? Et bien imaginez que Moneypenny se soit royalement foutu de la gueule de tous les meilleurs agents du service ces dernières années et soit tapée les bellâtres de service tout en cachant parfaitement qu’elle est tout autre chose qu’une potiche… Imaginez que Velvet, après la mort de son amant préféré, décide d’éclaircir les choses et révèle une nature autrement plus corsée que ce que ses collègues pouvaient deviner. Imaginez que la secrètaire cache en fait… une véritable Black Widow ? Ah, ils sont de beaux draps ceux qui la sous-estime…

Méfiez-vous de la « faible femme ». C’est un peu le message qu’on pourrait retirer des productions récentes de Brubaker, que ce soit dans la série Fatale ou pour ce nouveau titre. L’homme est une nouvelle fois le dindon de la farce, même si Velvet n’a pas de superpouvoirs particuliers. Elle évolue juste dans une période où la femme n’est pas encore libérée ou reconnue, où elle n’est considérée que comme une belle plante. Sorte d’archétype travaillant pour un service qui tient autant du MI6 que du S.H.I.E.L.D., la création de Brubaker et Epting s’impose comme une redécouverte des poncifs de l’espionnages vus sous un autre angle… Toujours avec cette petite pointe d’ambiance de « polar » qui me un peu penser à l’antique Ms. Tree transposée chez les espions. En tout cas c’est une série qui tient ses promesses et démarre merveilleusement. Un rendez-vous qui va visiblement s’imposer de mois en mois !

[Xavier Fournier]