Avant-Première VO: Review Uncanny X-Men #35[FRENCH] La classe jusqu’ici gérée par Cyclope et ses alliés décide de voler de ses propres ailes. Être utile, héroïque, montrer par l’exemple que les mutants peuvent apporter des choses à la société. Et le plus étonnant, c’est que ça marche. En tout cas dans un premier temps.

Uncanny X-Men #35Uncanny X-Men #35 [Marvel Comics]
Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Valerio Schiti
Parution aux USA le mercredi 22 juillet 2015

Premièrement – et ce n’est pas la première fois que je le remarque – Uncanny X-Men semble avoir pris l’habitude de porter des couvertures qui n’ont rien à voir avec le contenu, comme si on avait sauté un ou deux numéros mais que l’illustration, elle, restait celle qui était prévue à l’origine. Si l’idée d’un clash entre Scott Summers et Emma Frost vous intéresse… vous pouvez passer votre chemin car ces personnages sont carrément absents du numéro. Non, ce qui vous attend à l’intérieur, c’est la continuation directe de l’intrigue liée aux élèves que Cyclops a recruté ces deux dernières années. Seulement l’académie est implosée. Les All-New X-Men se sont trouvé une nouvelle prof et Cyclops est passé à autre chose, laissant les autres jeunes mutants (Goldball, Triage…) libres de décider de leur destin. Cela tombe bien puisque, visiblement, eux-non plus ne portaient guère leur dirlo dans leur cÅ“ur et n’attendaient qu’une chose : pouvoir décider par eux-mêmes.

Quand Bendis a repris les X-Men, All-New X-Men était clairement la série la plus sympa des deux titres. Cela s’estompe après les 12 premiers épisodes mais il y avait un retour à l’innocence et à l’enthousiasme. Les Uncanny X-Men, eux, n’avaient pas le même capital sympathie car on suivait essentiellement les mésaventures de radicaux, pour ne pas dire de fanatiques. Ça n’avait pas la même…humanité. Et là, d’un seul coup, en retirant les mentors adultes, Bendis revient à quelque chose qui a la même pêche. A savoir, que les personnages respirent beaucoup mieux, tentent des choses, ont des joies et des échecs. Sans Cyclops et sa clique, Hijack, les sÅ“urs Stepford ou Benjamin Deeds prennent de la dimension et un esprit de collectif s’installe bien mieux que lorsque les profs sont là. Ce qui donnerait d’ailleurs raison à l’idée d’Hijack selon laquelle ils ne sont pas condamnés à devenir des X-Men non plus. Les choses se passent si bien qu’à un moment, je me suis demandé si on n’allait pas nous faire le coup du rêve. Mais non. Bendis garde un retour de manivelle qui remet les personnages sur une nouvelle piste. C’est vraiment dommage qu’un épisode de ce type (sans les adultes) ne soit pas intervenu plus tôt dans la série. En fait, si, c’est arrivé mais les élèves passaient leur temps coincés à la base. Cette fois c’est plus frais…

[Xavier Fournier]