[FRENCH] Ce vingt-cinquième numéro d’X-Force débute sur une idée saugrenue : envoyer Deadpool dans une mission d’infiltration. Une grande gueule comme lui ? Pour la jouer discret ? Mais il faut dire que les rangs d’X-Force ont tendance à fondre comme neige au soleil ces derniers temps et que l’équipe fonctionne sur un noyau de plus en plus petit.

Uncanny X-Force #25 [Marvel Comics] Scénario de Rick Remender
Dessins de Mike McKone
Sorti aux USA le mercredi 9 mai 2012

Deadpool est sur la piste d’un marchand de super-assassins. Il s’est glissé dans la salle des ventes de cette compagnie très particulière mais l’ennui est… que son arrivée n’est pas totalement une surprise. Qui plus est il semble que voici une sorte de réponse maléfique à X-Force, capable de poser un véritable problème à l’équipe. Mais quelle équipe ? Car X-Force passe par une sacré remise en question. Psylocke et Fantomex ont été le véritable moteur du titre ces derniers mois et la décision qui est prise en début d’épisode et à la fois logique et naturelle… Tout en restant surprenante et lourde de conséquences sur l’avenir du titre (encore qu’on peut se poser la question de la permanence de ce choix). De facto, on la sensation que la série prend un nouveau tournant et qu’une certaine place est faite… sans doute avant l’arrivée d’un peu de sang neuf.

Uncanny X-Force continue d’être un titre imprévisible où les rebondissements sont pourtant très naturels, où on ne déforme pas les personnages pour les faire entrer dans le rôle. L’évolution viens bien des caractères, des aspirations. On a cette fois une sorte de paradoxe entre la réduction drastique des effectifs et, inversement, le besoin croissant de Logan d’avoir une soupape pour laisser parler sa violence. En dehors des caractéristiques propres à X-Force, la gestion des choses par Rick Remender me fait penser à certains passages des Avengers de Roy Thomas, quand il était capable d’envoyer paître une partie du groupe pour mieux relancer les dès. Ajoutons que les dessins de Mike McKone se glissent assez bien dans la série, la transition étant une nouvelle fois aidée par la colorisation. On reconnaît le style de McKone mais dans le même temps l’ambiance du titre est respectée. Il n’y a pas trahison et le titre fait donc une nouvelle fois preuve de sa spontanéité, aussi bien au niveau scénaristique que graphique…

[Xavier Fournier]