Avant-Première VO: Review Uncanny Avengers #5[FRENCH] Après le combat fondateur, qui a réuni un peu par hasard le noyau dur de l’équipe, les Uncanny Avengers formalisent la chose en recrutant quelques membres de plus et, comme toute bonne branche des Vengeurs qui se respecte, organise une conférence de presse. Remender et Coipel en grande forme.

Avant-Première VO: Review Uncanny Avengers #5Uncanny Avengers #5 [Marvel Comics] Scénario de Rick Remender
Dessin de Olivier Coipel
Parution aux USA le mercredi 27 mars

Si le Rick Remender d’Uncanny X-Force vous manquait, voici visiblement le moment où celui-ci passe le turbo dans ses Uncanny Avengers. Après les premiers épisodes inégaux de la série, on retrouve ici les fondamentaux du scénariste. Bien entendu il y a le plus voyant. C’est à dire que l’arc qui commence est une suite directe de certains événements d’Uncanny X-Force, liés à Apocalypse. Mais il n’y a pas que ça. On commence par exemple à en voir beaucoup plus sur la gestion de Rogue par l’auteur. Si les fans d’X-Men Legacy ne sauteront pas forcément au plafond dans le sens où une partie de l’évolution du personnage a été mise de côté (son aspect serein, équilibré, gagné au fil des runs de Mike carey et de Christos Gage), elle retrouve un certain piquant. Rogue, traumatisée par la mort de son mentor, régresse un peu vers un ancien profil, moins sociable. Mais en un sens c’est très bien vu puisque Remender en refait véritablement une « Rogue », une canaille espiègle qui sèmpe un certain chaos dans le groupe. Il me semble que le personnage y gagne et redevient moins interchangeable. Jusqu’à la scène finale qui bouscule encore plus les choses.

Il n’aura échappé à personne, dès la première page, que le dessin est cette fois assuré par Olivier Coipel. Et, sans chauvinisme aucun, les choses remontent de deux ou trois crans sur le plan visuel. Les personnages de Coipel ont des expressions, des attitudes, des poses… sur une gamme beaucoup plus étendue que ce que nous a servi John Cassaday sur le premier arc. L’épisode précédent, avec son bref aperçu du futur, avait mis un coup d’accélérateur mais cette fois on a vraiment l’impression d’arriver à une bonne vitesse de croisière, avec un Remender roi du contraste et des paradoxes tirant parti du graphisme pour mieux souligner les pulsions contraires des personnages. Un vrai bouquet de pistes et d’intrigues qu’on est impatient de voir évoluer…

[Xavier Fournier]