Avant-Première VO: Review Ultimate End #1[FRENCH] Ces dernières semaines, on avait vu les héros de l’univers Ultimate s’attaquer à ceux de l’univers Marvel classique. Dans Ultimate End, l’impensable s’est produit. Il n’y a plus qu’une réalité, qu’un seul New York. Et pourtant il y a plusieurs Spider-Men, plusieurs Iron Men et ainsi de suite. On ne peut pas dire que les Avengers ou les Ultimates se font à cette nouvelle vie.

Ultimate End #1Ultimate End #1 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mark Bagley
Parution aux USA le mercredi 20 mai 2015

On ne peut pas dire que Marvel ait rendu service à cette série en la nommant Ultimate End. Habitué aux effets d’annonce (au moins depuis Ultimatum) sur les miniséries supposées en finir avec le monde Ultimate depuis qu’on le connaît, je ne m’attendais pas à grand-chose de plus qu’un adieu plus ou moins avéré aux personnages d’Ultimate, un peu comme si l’on était invité pour la troisième ou quatrième fois aux funérailles de la même personne. En fait, ce n’est pas du tout ça. Au contraire Ultimate End se déroule après la fusion des mondes. Dans les différents domaines existants, il n’y a cependant qu’un seul New York « fusionné ». C’est-à-dire que non seulement les héros d’Ultimate et ceux de l’univers Marvel s’y retrouvent coincés mais que la populace aussi provient de différents mondes. Seulement voilà, dans les titres Ultimate Peter Parker a trouvé la mort et a été démasqué devant les caméras de TV. Si bien que la plupart des passants venus d’Ultimate savent que Spider-Man EST Parker (et inversement). Le Spider-Man classique se retrouve donc coincé dans une ville où tout le monde connaît son secret. Et cela ne lui plait pas. De toute façon, il n’est pas le seul. Les Avengers et les Ultimates n’ont aucune envie de rester dans ce monde composite et commencent à s’unir pour préparer une riposte. À moins que…

Cette série de Bendis et Bagley semble bien plus importante, plus centrale, que l’on pouvait le croire au premier abord. Si vous lisez Secret Wars, en effet, vous aurez constaté que la plupart des super-héros emblématiques (à part Thor à la puissance 100) semblent absents. Et on ne sait même pas si les personnages que l’on voit dans SW sont les vrais personnages importés ou des recréations du créateur de Battleworld, si elles conservent une part de leur identité antérieure. Même en lisant des titres annexes tels qu’A-Force, ce n’est pas évident de savoir si les personnages ont conscience d’avoir existé « avant » Battleworld. Ultimate End, visiblement, ne nous propose pas des versions autres ou amnésiques. Au contraire, les héros tels qu’écrits par Bendis savent très bien d’où ils viennent et ont la ferme intention de revenir à ce qu’ils connaissaient jusqu’ici. Au moins, avec l’infinité de versions différentes qui existent sur Battleworld, Bendis et Hickman peuvent écrire ce qu’ils veulent sans avoir peur de se contredire. Mais Ultimate End, du coup, se retrouve avec un casting plus imposant que ce que la minisérie centrale nous a montré jusqu’ici. Même en admettant que vous n’ayez rien à faire du monde Ultimate et que vous vous demandiez simplement où sont passés les Avengers et Spider-Man version classique, c’est par là qu’il faut regarder. De plus Mark Bagley a l’air très motivé par l’histoire et dessine avec beaucoup de densité. C’est globalement une bonne surprise. Ultimate End est vraiment plus intéressant et prometteur que je le pensais. À voir si les épisodes à venir confirment cette première impression.

[Xavier Fournier]