[FRENCH] Troisième et dernier épisode du Time Bomb de Jimmy Palmiotti, Justin Gray et Paul Gulacy. Comme le promet l’accroche de la série, des nazis, des bombes et des nanas. Jusqu’à la dernière page Time Bomb #3 cultive l’action décomplexée alors que des voyageurs temporels décident de faire un doigt à l’Histoire et de s’attaquer au IIIème Reich. Un numéro dense, qui ne déçoit pas !

Time Bomb #3 [Radical Publishing] Scénario de Jimmy Palmiotti & Justin Gray
Dessins de Paul Gulacy
Sortie aux USA le mercredi 15 décembre 2010

Avec un de leur membre (Jack) capturé et interrogé par les nazis, le reste du détachement envoyé dans le temps décide de passer aux choses sérieuses et de faire d’une pierre deux coups : sauver l’un des leurs, stopper net le projet apocalyptique des nazis et, si possible, en foutre plein la figure à Hitler et sa bande au passage. Time Bomb se place un peu à mi-chemin entre du Garth Ennis et du Tarantino. Et je ne cite pas cette dernière référence simplement par analogie à un Inglourious Basterds qui cultiverait, en plus, des intrigues de voyages temporels. Le coup du héros black qui, pour passer « inaperçu », s’habille en SS aurait totalement sa place dans un des films du réalisateur ou dans un de ceux de Rodriguez. Dans cet épais bouquin, cette bande de durs à cuire décide donc de ne plus faire dans la discrétion, de sortir sa technologie futuriste et de frapper un grand coup…

Flingues mais aussi armes bactériologiques ou héroïnes en petite tenue (juste quelques cases, en vous emballez pas messieurs) rythme cet épisode au fort parfum cinématographique. Tous les héros n’ont pas forcément droit à un happy end et la liste des gens qui s’en tirent n’est pas exactement la même qu’à l’arrivée. A un moment on sent que Palmiotti et Gray ont les coudées franches pour faire ce qu’ils veulent et réécrire l’Histoire à leur volonté. L’intervention même des héros change les règles. Et quand il s’avère qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir jouer avec le temps… A partir de là, allez savoir s’ils ne changent pas le destin de quelques figures connues. Time Bomb #3 est un projet jubilatoire où l’on sent que tous les auteurs se sont lâchés (dans le bon sens du terme). On appréciera aussi le format qui, plus que les fascicules habituels d’une vingtaine de pages, donne quelque chose de massif, aux antipodes de la narration décompressée (serait-ce de la narration hyper-compressée ?). Bref on ne s’ennuie pas et ce dernier épisode confirmer la bonne impression que nous avions le début de la mini ! Bref, la série est chaudement conseillée…

[Xavier Fournier]