[FRENCH] La guerre, c’est moche. La guerre à travers le temps, c’est moche mais en plus c’est compliqué. Et quand votre véhicule s’écrase, vous vous crashez dans l’espace-temps. Jonathan Hickman (Fantastic Four, Shield, Ultimate Comics Ultimates…) lance chez Image son nouveau creator-owned, résolument axé science-fiction…

The Red Wing #1 [Image Comics] Scénario de Jonathan Hickman
Dessins de Nick Pitarra
Sortie aux USA le mercredi 13 juillet

Imaginez une guerre livrée non pas dans un environnement « territorial » mais bien à travers le temps, à bord de machines à voyager à travers les époques qui ont tout d’avions de chasse. Pas de problème de paradoxe temporel. Le « temps n’est pas linéaire » nous explique Jonathan Hickman à grands renforts de démonstration. Donc aucun risque, à priori, de s’auto-effacer. Sauf si vous êtes le pilote d’un de ces chrono-avions de chasse et que votre bouclier temporel ne tient pas le coup. Là, c’est pratiquement la mort assurée. Et on ne sait même pas à quelle époque on va périr. Red Wing #1 s’intéresse au devenir de deux pilotes, à deux époques différentes. Le premier fait partie de la première génération de l’escadron Red Wing. Le second est son fils, à une époque différente, alors que ce dernier s’engage à son tour dans l’armée temporelle. On sait peu de choses des ennemis et j’espère qu’on évitera le vieux cliché qui voudrait que les adversaires soient la même armée issue d’une autre ère. Pour l’instant il est un peu trop tôt pour réellement définir le sens de la série (la conclusion laissant un des héros dans une situation très particulière).

The Red Wing consacre une nouvelle fois Jonathan Hickman comme scénariste capable d’écrire un jargon techno-existentiel pour justifier les aléas du Temps. Ses Fantastic Four/FF ou même Shield nous avaient déjà montré cette caractéristiques mais là les explications temporelles me font furieusement penser à certains dialogues de Grant Morrison dans The Invisibles. La comparaison s’arrête-là car the Red Wing a un contact bien différent mais c’est sans doute un des éléments qui joue pour la série. Même si à ce stade on n’est pas totalement sûr de ce que sera le fil rouge du titre, il faut reconnaître à Hickman de savoir instaurer un ton personnel. Tout en écrivant un creator owned, le scénariste arrive à ménager certains parallèles avec sa production marvellienne (le père échoué dans le temps, ne pouvant prendre soin de son fils, éveille certains échos de la famille Richards, même si là on est dans une ambiance plus militaire). Difficile de savoir où tout ça nous emmène mais ce début est en tout cas intriguant…

[Xavier Fournier]