Avant-Première VO: Review The Multiversity #1[FRENCH] Le dernier Moniteur est appelé à la rescousse sur une Terre parallèle. Mais c’est tout le Multivers, l’ensemble des univers alternatifs de DC Comics, qui tremble sous la menace. Une seule solution : lancer un appel à l’aide, une sorte de bouteille à la mer qui va ramener une cinquantaine de personnages très différents les uns des autres. Morrison est en mode Crisis et The Multiversity démarre de manière très sympatique.

The Multiversity #1The Multiversity #1 [DC Comics] Scénario de Grant Morrison
Dessin d’Ivan Reis
Parution aux USA le mercredi 20 août 2014

C’est le grand retour des Terres alternatives chez DC et pour l’occasion Morrison et Reis y vont à fond les manettes, récupérant à la fois certaines pistes antérieures (en particulier le dernier des Monitors) et se lançant dans un « zapping » enjoué entre les mondes. En clair, le dernier Monitor se retrouve piégé et n’a d’autre choix que de confier son vaisseau à un héros solitaire, en lui demandant de ramener de l’aide, piochée au hasard des mondes. Si le Superman noir est bien entendu de la partie, certaines figures de la distribution sont plus surprenantes. Captain Carrot est manifeste dès la couverture mais d’autres, aussi, viennent compléter le groupe avec une diversité qui ne s’arrête pas simplement à « amenons un Superman ou un Flash d’une autre Terre » mais joue aussi la carte de la diversité, des différences de mœurs, de sexes, de tonalités. Il y a une joie, là-dedans, qui manque beaucoup au DC de ces dernières années.

Je me souviens que lorsque je lisais Final Crisis, il m’arrivait de m’arrêter en me disant « oulah… et je vais être obligé de faire un article sur ce machin ? ». Et là The Multiversity c’est tout le contraire, sans doute parce que Grant Morrison, contrairement à Final Crisis, a ménagé beaucoup plus de place à une certaine forme d’humour. Captain Carrot en est l’expression la plus évidente mais pas la seule. Même des « références » comme Dino-Cop sont amusantes, le scénariste y allant à fond dans le jeu des équivalences. C’est un démarrage très plaisant. Bon, ensuite, la difficulté propre à Multiversity est que l’on change de monde, de héros et de dessinateur à chaque épisode. Il est donc bien possible que l’ambiance soit totalement remise en jeu d’un numéro à l’autre. Il va falloir voir si l’élan se maintient. Mais c’est un début plein de vie…

[Xavier Fournier]