Avant-Première VO : Review The Hulk #10[FRENCH] Jeph Loeb entame un nouvel arc en ne laissant une nouvelle fois aucune place à l’introspection. Qu’on se le dise, son Hulk est une machine à brasser des personnages et existe un peu dans une logique propre… Un peu comme le faisaient ses épisodes de Superman/Batman. Et la ressemblance n’est pas due qu’aux seuls dessins d’Ed McGuinness, loin s’en faut. Et cette fois d’autres amis du monstre vert entrent dans la danse. Les Défenseurs, oui, mais…

The Hulk #10 [Marvel] Scénario de Jeph Loeb
Dessins de Ed McGuinness
Sortie aux USA le 25 février 2009

The Hulk #10Depuis le début de cette nouvelle série, Hulk par Loeb et McGuinness est un tourbillon de situations et d’apparitions de guest-stars qui se suivent page après page. La comparaison avec Superman/Batman est évidente car le scénariste y promène deux personnages (Hulk et « Rulk », nom particulièrement absurde qui a été réservé au Red Hulk) dans des contextes pour le moins hauts en couleurs. La grosse différence c’est que Superman/Batman restait principalement un « buddy book » là où les deux versions de Hulk, d’une part, ne sont pas très « amis » et, par ailleurs, se prêtent à un certain nombre de transformations d’un arc à un autre. Voilà pourquoi quand on y regarde de plus prêt on a eu droit au « simple » Banner dans les premiers épisodes, suivit du Hulk vert vers la fin du premier arc puis du Hulk gris à Las Vegas et là… Loeb nous ressort une incarnation moins populaire mais ancrée dans l’historique du personnage : le Hulk intelligent de l’époque Jarella…

Bon, pour ce qui est du scénario on est dans le cadre de quelque chose de très rapide (là pour le coup le risque n’est pas de s’ennuyer dans le cadre d’une narration « décompressée ») et de justifié par la nature cosmique de certains personnages. Là aussi, même si les Elders of the Universe sont visuellement très différent, il y a une fonction très similaire à celle que Mr. Mxyzptlk et Batman pouvaient avoir dans l’ancienne série de Loeb et Guinness. Tout ca pour dire que c’est un style, que ce n’est très certainement pas aussi engagé politiquement que les Ultimates de Millar ou même que les Amazing Spider-Man mais l’histoire a ceci d’agréable qu’elle est sans prétention et qu’elle permet de « feuilleter » diverses incarnations passées de certaines « figures » de Marvel. Loeb a trouvé une astuce qui permet de se garder une certaine fraicheur des rapports entre les héros. En plus c’est sans doute l’un des épisodes de la série qui utilise le plus le « vrai Hulk » depuis le début du titre en cours et ce n’est pas un mal.

[Xavier Fournier]