Avant-Première VO : Review The Anchor #1[FRENCH] Un pied en Enfer, un pied sur Terre, le Anchor veille au grain, combattant des hordes de démons pour éviter que ceux-ci ne nous envahissent. Mais parfois certains d’eux passent à travers les mailles du filet. Heureusement pour l’humanité, le Anchor, coincé entre l’Au-Delà et la Terre, arrive à intervenir.

The Anchor #1 [Boom!] Scénario de Phil Hester
Dessins de Brian Churilla
Sortie aux USA le mercredi 14 octobre 2009

The Anchor #1Bonne surprise que ce Anchor, qui commence un peu comme une série « cosmique » (en tout cas dans les premières pages), vire ensuite au récit religieux avant de redescendre vers quelque chose de plus terrestre mais de non moins réussi. Depuis de nombreux mois Phil Hester fait des merveilles sur le scénario de Darkness, chez Top Cow. On le retrouve pourtant en parallèle chez Boom! à travers cette nouvelle création d’un être (mi-Hellboy/mi-Conan Le Barbare) coincé entre deux mondes et attaqué sur les deux fronts en même temps. Le paradoxe, c’est que ce sont ces attaques qui vont faire sa force. Avec les graphismes de Brian Churilla qui reposent sur des personnages massifs et une certaine exploitation des ombres, on serait tenté de dire, au prime abord, que The Anchor est une série « post-Mignola » aussi bien dans son esprit que ses designs. Et puis, au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture, on se prend à relever le côté « kirbyesque » de l’ensemble. Bien que le héros principal soit l’opposé d’un diable, il y a des choses dans l’ambiance qui nous ramènent à des séries du King comme The Demon ou Satan’s Six. Le personnage de l’Anchor, dont le corps existe sur un monde tandis que son âme erre ailleurs, me fait également penser à une autre série où on a vu le nom de Phil Hester (mais dans le rôle du dessinateur), à savoir les Green Arrow scénarisé par Kevin Smith. En terme de références, le Anchor part donc en très bonne compagnie…

Hester et Churilla dressent un tableau où le surnaturel a le goût et dynamisme d’un dessin animé de Bruce Timm. Quelque chose d’énergique, de rapide mais dans lequel on sent la force, la solidité d’une construction. Autant dire que les auteurs ne meublent pas en attendant que ça se passe. Leur vieux colosse barbu est aux antipodes des super-héros teen-agers, s’exprime avec économie mais les traits de sa personnalité, déjà, apparaissent à travers les petites touches de ce premier numéro. C’est un héros qu’on découvre à peine mais qu’on a déjà envie de connaître plus. Et comme c’était visiblement l’ambition des auteurs, le paris est tout à fait gagné !

[Xavier Fournier]