[FRENCH] Swamp Thing a été projeté un an dans le futur. Mais privée de lui et d’Animal Man, la Terre a sombré devant le Rot. C’est dans cet avenir à la Days of Future Past que les derniers représentants du Parlement des Arbres retrouvent leur champion. Mais l’ennemi aussi est sur les traces d’Alec Holland…

Swamp Thing #13 [DC Comics] Scénario de Scott Snyder
Dessins de Yanick Paquette
Sorti aux USA le mercredi 3 Octobre 2012

Séparé d’Animal Man, Swamp Thing tombe sur des versions futures de Poison Ivy et Deadman (ce dernier étant visible de tous maintenant on dirait). Mais Alec Holland n’est pas spécialement accueilli comme un champion. Au contraire on lui en veut pour sa disparition. Pendant qu’il n’était pas là le monde a basculé sous l’emprise du Rot. C’est le préambule du crossover Rotworld qui uni les deux héros élementaires. La réaction de Poison Ivy et sa colère contre le héros (dont le crime se résume à avoir été absent) me fait penser à quelque chose mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. En tout cas l’ambiance est prenante et bien instaurée. Avec Ivy, Yanick Paquette retrouve aussi l’occasion de dessiner à nouveau de la bimbo (Abigail ne s’y prétant pas spécialement ces derniers mois) et semble beaucoup s’amuser des options de ce futur apocalyptique.

Si le casting de Poison Ivy (personnage déjà lié au Green) et de Deadman n’est pas forcément très surprenant (ils font déjà un peu partie de la sphère de Swamp Thing), Scott Snyder va judicieusement chercher ailleurs certains éléments. Le groupe qui attaque les héros à la fin, par exemple, permet d’élargir le champ et de bien montrer que tout l’univers DC est touché. Ce qui est paradoxalement, aussi, un peu le point faible de l’histoire : Difficile d’être pris par le suspens ou même par le sort d’Abigail Arcane quand on se doute bien que, d’une manière ou d’une autre ce futur monstrueux sera annulé (ou bien DC va devoir annuler des dizaines de séries pour remplacer les héros morts). Il n’en reste pas moins que l’histoire est sympathique. Et c’est bien de voir que les séries DCnU du coin « Dark » sont aussi capables d’utiliser quelques héros classiques comme protagonistes. Une mention spéciale au coloriste Nathan Fairbairn qui fait ici un bon travail alors qu’il aurait été facile, avec un tel contexte, de partir dans du sombre à gogo. Une nouvelle fois une bonne livraison de Swampy.

[Xavier Fournier]