Avant-Première VO: Review Star Wars #2[FRENCH] Les Rebelles pensaient détruire une usine robotisée de l’Empire. Ils n’avaient pas prévu qu’elle serait peuplée d’esclaves… et donc de vies qu’on ne peut pas éliminer comme cela. Ils n’avaient pas pensé, non plus, que Darth Vader montrerait le bout de son casque. Pour Luke Skywalker, l’heure de la vengeance ? Mais le seigneur Sith, lui, se demande un peu ce qu’on lui veut.

Star Wars #2Star Wars #2 [Marvel Comics] Scénario de Jason Aaron
Dessins de John Cassaday
Parution aux USA le mercredi 4 février 2015

John Cassaday retrouve ici ces problèmes chroniques. C’est-à-dire que l’on sent bien que la pression des délais lui fait accélérer la production de quelques pages, que Laura Martin se débrouille pour rattraper à la colorisation. Mais il faut reconnaître au dessinateur de faire attention à la ressemblance des personnages. Son Luke ressemble vraiment à l’acteur d’origine. Mais c’est vraiment le scénario qui pilote cette jeune série, avec des bonnes idées de narration. Si l’on pouvait comprendre que, commercialement, Marvel veuille vite sortir le diable Vader de sa boîte, Jason Aaron se tire assez bien de l’exercice en amorçant la relation Luke/Darth (inexistante dans le premier film). Vader poursuit le pilote qui a détruit l’Étoile Noire sans connaître son identité… et ne fait pas le rapprochement avec le jeune apprenti Jedi qu’il croise, réalisant encore moins leur lien familial. Je ne me souviens plus très bien comment Marvel avait réglé la chose lors de leur premier passage sur cette licence, mais instaurer ainsi une sorte de compte à rebours en prévision du moment où Vader découvrira le pot aux roses est très bien vu.

Aaron et Cassaday, pourtant, sont moins subtils dans certains éléments du combat. Vader repoussant grâce à la Force des éléments de blindés me fait plus penser à Magnéto et à du « combat de super-héros » qu’à la scénographie habituellement associée à Star Wars. C’est un petit détail, car sinon l’alchimie est bien là, comme les plans fébriles d’Han Solo ou la dynamique bien particulière de ses relations avec Leia. Threepio est, lui aussi, tout à fait authentique, « classique », dans sa façon de faire à la fois distinguée et maladroite. Globalement, Jason Aaron a vraiment très bien révisé sa leçon et l’on a vraiment l’impression de lire l’adaptation d’un film imaginaire qui serait sorti entre « Un Nouvel Espoir » et « L’Empire Contre Attaque ».

[Xavier Fournier]