Avant-Première VO: Review Spider-Verse #1[FRENCH] Si le crossover Spider-Verse s’achevait avec la promesse d’un nouveau groupe monté pour protéger le multivers, la série Spider-Verse débute, elle, dans une toute autre optique. Secret Wars étant passé par là, il n’existe plus qu’une New York, version comprimée de différents univers. Si bien qu’il y existe plusieurs « Spider-Men » qui ne savent pas trop ce qu’ils font là…

Spider-Verse #1Spider-Verse #1 [Marvel Comics] Scénario de Mike Costa
Dessins de André Araujo
Parution aux USA le mercredi 20 mai 2015

Spider-Gwen s’est réveillée dans un monde où il y a une pierre tombale à son nom et une autre pour son père. Comprenez le désarroi de la jeune héroïne dans un monde où elle ne connaît plus les règles. C’est un peu la situation dans laquelle on retrouve tous les personnages qui, à la fin du crossover arachnéen récent, décidaient de rester ensemble ou de continuer de collaborer. Mais Spider-UK n’avait pas prévu que les univers fusionneraient. Voici donc les têtes du groupe dispersées dans ce nouveau monde et – pour certaines – sans grand souvenir de leur rencontre précédente. C’est un point qui, à ce stade, me paraît un poil malheureux. Ces héros viennent de se rencontrer, ce n’est peut-être pas la peine de nous remettre dans une situation où ils vont (re)nouer des liens. De plus cela ne colle pas vraiment avec Ultimate End où les autres personnages, eux, se souviennent très bien. Mais j’imagine que c’est à mettre sur le dos d’un patchwork de réalités qui ne sont pas assemblées de manière uniforme. À moins que les personnages amnésiques ne soient les ressortissants des mondes « écrasés » avant qu’il ne reste le Marvel Classique et Ultimate, ce qui donnerait un semblant de cohérence (pas sûr que la théorie fonctionne cependant).

Malgré cette remarque sur l’amnésie, l’esprit général de ce premier numéro est assez intéressant, baroque par endroits (comme quand Gwen découvre le captif). J’aurais préféré qu’à l’instar de ce qui se passe pour la série Spider-Gwen on préserve Spider-Verse du crossover en cours et que l’on construise vraiment le concept, au lieu de tâtonner à nouveau, mais c’est plutôt plaisant à lire. Après, la question est de savoir si cette série est limitée dans le temps, liée à Secret Wars, ou bien si elle est supposée devenir autonome à terme. Et là, le cas échéant, c’est une fausse bonne idée. Tout risque d’être à reconstruire à brève échéance.

[Xavier Fournier]