Avant-Première VO : Review Secret Warriors #4[FRENCH] Apparemment lassé de ses Secret Warriors ou peinant à leur faire totalement confiance, Nick Fury a fait appel à de vieilles connaissances pour l’aider à lutter contre Hydra. Et puisque les Secret Warriors étaient supposés être les « nouveaux Howlers », quoi de plus naturel qu’aller chercher leurs prédécesseurs, au chômage depuis la chute du S.H.I.E.L.D. ?

Secret Warriors #4 [Marvel] Scénario de Brian Michael Bendis & Jonathan Hickman
Dessin de Stefano Caselli
Sortie américaine le 13 mai 2009.

Secret Warriors #4Soyons totalement honnête : la scène d’ouverture avec Druid se demandant pourquoi on lui fait la tête m’a fait sourire. Sorti de là je goûte toujours aussi peu au parfum de paranoïa en théorie sans cesse renouvelé qui est supposé flotte dans la série. Et ce n’est pas l’apparition d’un des alliés les moins cohérents des X-Men qui va arranger grand chose à l’affaire. A force de jouer aux poupées russes, de mettre des conspirations dans les conspirations, il me semble que les auteurs sont en passe de tomber dans une routine où il est maintenant difficile d’imaginer une discussion entre deux personnages du titre sans s’attendre à ce qu’un des deux trahisse l’autre. Et comme on s’y attend, l’effet est considérablement émoussé. D’autant – que pour justifier l’instabilité de gens comme Nick Fury – Bendis & Hickman leur font prendre virage sur virage et tant pis s’ils sont contradictoires. Donc le Nick Fury de la fin de Secret Invasion, celui qui ne voulait même pas prendre le temps de faire un salut à la Comtessa ou à Dum Dum se retrouve maintenant à leur rendre visite sans qu’apparemment dans son esprit le mot « contradiction » ne s’éclaire… Seul point d’intérêt : la découverte du bureau de Fury et ce qu’il y cache. C’est moi où l’une des choses vue dans ce passage cache un mini-poste de pilotage ?

Sans doute plus grave, puisque le titre tente de nous vendre l’idée d’un traître partout, je m’attends à ce que dans le prochain numéro ou dans le suivant on nous révèle qu’un des trois Howlers identifiables ici est (« whoa ») un traitre. Et ça ne sera sans doute pas celui qui exprime le plus de critiques envers Fury, histoire de nous ménager un « coup de théâtre ». Les dessins de Stefano Caselli sont de toute beauté et il livre sur cette série certains de ses meilleurs travaux. Malheureusement le scénario sent la formule, un peu comme quand on a compris que quand le magicien vous montre trop sa main droite c’est que le truc du tour se cache dans la main gauche.

[Xavier Fournier]