Avant-Première VO: Review MPH #1[FRENCH] Le nouveau bébé de Mark Millar est là ! En 1986 il s’est passé un truc. Le héros le plus rapide au monde a dépassé les bornes. Des années plus tard une petite frappe qui voit son monde s’écrouler sombre dans la drogue alors qu’il s’y était toujours refusé. Son camarade de cellule lui donne… une bonne dose de speed !

MPH #1MPH #1 [Image Comics] Scénario de Mark Millar
Dessin de Duncan Fegredo
Parution aux USA le mercredi 21 mai 2014

MPH, c’est l’abréviation américaine pour « Kilomètre-/Heure ». C’est désormais aussi le nom de cette série… que l’on aurait dû découvrir il y a des années de cela. Elle faisait en théorie partie du premier jet des séries Millarworld mais Mark Millar a dû se résoudre à trouver un nouveau dessinateur. En l’occurrence, cela me va tout à fait car Duncan Fegredo a le style détaillé et réaliste qui convient pour raconter la vie de ce personnage pas vraiment honnête qui a un plan de vie depuis le début. Mais un plan que d’autres vont s’occuper de lui briser. Alors vient le moment de la fantaisie de pouvoir, le truc qui fait tout basculer. On ne sait trop comment (mais les épisodes à venir devraient s’occuper de l’expliquer), il récolte une dose de MPH, la drogue qui donnait ses pouvoirs à un surhumain qui a disparu depuis 1986.

Thématiquement, on retrouve certains éléments propres à Millar, comme cette idée du personnage qui a une « vista ». Il m’évoque un peu – pas visuellement mais dans le comportement – le protagoniste de Wanted. Dans les deux cas un incident vient bousculer la vie des héros. Je ne dirai pas que Mark Millar réinvente la poudre. Même le titre, en un sens, c’est du déjà vu (MPH est le nom de l’équivalent de Flash dans l’Astro City de Kurt Busiek et Brent Anderson). Mais les auteurs se débrouillent assez bien pour faire passer le sentiment de libération (à plus d’un titre). Le héros échappe à sa condition et est en position de se créer une vie nouvelle, de faire payer ceux qui l’ont trompé. Il y a quelque chose de très cinématographique, de très « widescreen » dans l’exécution. Et on appréciera aussi que Fegredo représente la vitesse autrement qu’avec des fuyantes balancées partout ou des éclairs, le côté « galerie figée », totalement inversée par rapport au tout venant des speedsters tombe à pic. C’est un peu comme si l’on avait anticipé la scène de Quicksilver dans X-Men: Days of Future Past. Un début simple mais bien prenant.

[Xavier Fournier]