Avant-Première VO : Review Last Reign #3[FRENCH] Les aventures de Darius, seigneur post-apocalyptique, prennent un tournant soudain alors qu’il arpente les rues de la grande ville morte et qu’il découvre quelques vérités sur son monde. Pendant ce temps les autres descendants des Huit ont déjà fait leur deuil et en sont à se disputer les miettes du domaine de Darius. Mais n’est-ce pas un peu prématuré ?

Last Reign #3 [Boom!] Scénario de Walt Becker & Michael Alan Nelson
Dessins d’Ed Estevez
Sortie américaine le mercredi 11 février 2009

Last Reign #3Depuis le début de cette minisérie il est possible de voir les Huit, les derniers barons de l’humanité, comme de lointains descendants de super-héros qui, de génération en génération seraient devenus des seigneurs de guerre. Même l’intro de cet épisode nous y ramène tant leur assemblée autour d’une table pourrait – à l’exception du banquet qui s’y tient – être la salle de réunion des Avengers ou de la JLA des siècles plus tard. Mais jusqu’ici ce n’était pas vraiment le propos de Last Reign, qu’il était plus pratique de voir comme un futur post-apocalyptique dans lequel les derniers survivants ont régressé jusqu’à une société féodale…

A l’exception de huit « grandes armures » qui décuplent la force de ceux qui les portent. D’ailleurs la deuxième scène de l’épisode donne la part belle à une espèce de best-of des films du futur, que ce soit « Omega Man », « Escape From New York », la zone interdite de Planet of The Apes ou même Robocop 2 (sentinelles de sécurité obligent). D’ailleurs jusqu’ici je n’avais pas fait le rapprochement entre les armures des Huit et la carapace de Robocop. Tout ça, donc, semblait nous entraîner bien plus dans la science-fiction et un peu loin du moule super-héroïque qu’on avait pu entrevoir à la base…

Et pourtant. Un virage important se produit dans ce numéro puisque Darius fait une découverte sans prix : le mode d’emploi des armures ! Là, les Huit reprennent à nouveau des allures de descendants d’Iron Man qui s’ignorait et si d’un côté on pourrait regretter que l’histoire s’oriente à nouveau vers un moule bien connu des comics, il faut reconnaître que ce mécanisme, appliqué à cet avenir désespéré, prend un relief assez sympathique.  Finalement, l’air de rien, Last Reign sait rebondir et déjouer les attentes. A la fin du #1, on pensait à une simple histoire de vengeance, une sorte de Max Max à cheval. Les auteurs savent progresser par boucle, induire des éléments pour mieux les faire revenir par un autre biais. Un mix intéressant. Il faut maintenant espérer que les deux derniers épisodes de la mini ne se limiteront pas à une débauche de superpouvoirs, ce serait dommage

[Xavier Fournier]