Avant-Première VO: Review Kirby Genesis #5

[FRENCH] Après un début qui était monté crescendo, c’est maintenant l’avalanche de héros dans Kirby Genesis. Même Kurt Busiek semble en rire en montrant à quel point le combat semble déséquilibré entre les quelques méchants et les nombreux personnages cosmiques ou mythiques qui les chassent. A moins… à moins que le camp du Mal ait dans sa manche de quoi retourner l’issue de la bataille.

Kirby Genesis #5 [Dynamite Comics]
Scénario de Kurt Busiek
Dessin de Jack Herbert & Alex Ross
Sorti aux USA le mercredi 25 janvier 2012

Lors de la parution des premiers numéros de cette série, j’expliquais comment elle me semblait moins brouillon que Project Superpowers, avec moins de personnages balancés « par vagues ». Cette fois il faut bien dire qu’entre les Galaxy Green, l’équipage de Captain Victory, les Ninth Men, Silver Star et quelques autres on commence un peu à perdre le compte de la distribution et que, sans doute, une partie du lectorat risque de s’égarer dans ces méandres. MAIS il faut bien reconnaître à Busiek, Herbert et Ross de savoir s’engager dans cette voie tout en gardant en tête une structure générale qui fait que même si on ne sait pas toujours qui est qui on sait tout au moins à quoi sert telle faction. La preuve d’ailleurs dans ce numéro où Busiek nous explique, à travers un joli clin d’oeil aux Celestials et aux Eternals, ce que sont les Primals et comment ils ont guidé l’Histoire de l’humanité. Certes c’est un peu contraire aux premiers épisodes qui semblait expliquer que l’événement lié à la sonde Voyager avait provoqué l’apparition d’être à superpouvoirs. Mais ne même temps l’existence préalable de Silver Star et surtout des Ninth Men avait déjà prouvé que la chose s’inscrivait beaucoup plus dans la durée. Finalement on voit moins qu’on pourrait le croire les Primals (vedette de la couverture principale d’Alex Ross tandis que Ryan Sook nous régale, pour la variant cover, d’une brigade Galaxy Green très « Steranko ») mais leur utilité pour définir la chronologie de ce monde est manifeste.

Alors oui, parfois Kirby Genesis s’éloigne un peu du sens de la découverte pour nous donner l’impression de nous laisser dans une contrée étrangère dont on n’aurait pas la carte ou les rudiments de la langue. Ce n’est pas évident de s’y retrouver dans la trentaine de noms balancés sur une double page. Mais il y a un sens à tout ça, un univers en marche. Quand on se souvient que le point de départ de Kirby Genesis est essentiellement quelques idées du King qui en étaient resté au stade de croquis avec à peine un nom, Busiek se débrouille vraiment pas mal pour donner forme à un véritable continent de créations dont le parfum reste tout à fait cohérent avec le style de Jack Kirby.

[Xavier Fournier]
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