[FRENCH] Booster Gold l’a promis à ses troupes ! Ils seront bientôt en présence de l’autre Justice League, la vraie. Superman ou Wonder Woman les encouragent ! Mais la JLI se fissure au fur et à mesure que l’enthousiasme de Booster tente de masquer les failles. Un annual qui marque la fin d’un groupe mais qui lance un certain nombre de pistes pour l’avenir de DC…

Justice League International #1 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns & Dan Didio
Dessins de Jason Fabok
Sorti aux USA le mercredi 29 août 2012

Cette semaine Geoff Johns fait feu de tout bois, avec quatre comics à l’affiche qui portent sa signature. Dans l’ombre de Justice League #12 et du Green Lantern Annual #1, cet annuel de la JLI pourrait passer inaperçu, d’autant que la série touche à son terme. Oui mais voilà. Le temps de cette ultime aventure Johns et Didio nous donnent une JLI comme elle aurait du être écrite depuis le relaunch de l’an dernier. Quelque chose de dense, d’énergique, où on sent bien les espoirs et les ambitions des différents personnages, tenus par les promesses de Booster Gold. Et quand le château de cartes s’écroule, la situation est en un sens fascinante. Alors oui le regain arrive un peu tard, trop tard, vu la fuite massive du lectorat ces derniers mois. Mais Johns et Didio se servent des décombres pour relancer de nouvelles pistes. Un certain nombre de personnages finissent l’épisode pas vraiment dans la situation qui était la leur au début…

Geoff Johns s’y entend pour attirer l’attention en faisant des promesses d’avenir. Et là, avec un personnage comme Booster Gold, c’est du pain béni pour lui. Même si la fin à tiroir le concernant laisse beaucoup de portes ouvertes. Il y a clairement l’ébauche de quelque chose qui va impacter l’univers DC dans l’année à venir et les évènements en apparence heureux de Justice League #12 semblent avoir une résonnace autrement plus sombre. Les scénaristes s’occupent aussi du sort d’Omac ou de Blue Beetle, installent une menace bien décidée à revenir s’acharner sur son créateur. Et surtout il y a toute la dynamique du groupe. Ou plutôt la non-dynamique du groupe. Les relations entre Guy et Booster sont croustillantes et la plupart des membres sont relativement bien gérés, avec des destins qui s’ébauchent. c’est ce genre de gestion du groupe qu’on aurait voulu voir dans les douze numéros de JLI ! En attendant certaines choses ébauchées semblent assez prometteuses et on se demande vraiment comme Johns va gérer les différentes retombées dans Justice League. Voici un annual qui commence bien les « réjouissances » de la semaine et cette fin n’est que le début !

[Xavier Fournier]