[FRENCH] Ce premier annuel de Justice League Dark explore les raisons d’exister de l’équipe. Qui a vraiment décidé de réunir le groupe ? Et qui finira par mettre la main sur Timothy Hunter, le propriétaire légitime des « Books of Magic » ? Un bel Annual qui clôture réellement la première année du titre et réserve quelques surprises…

Justice League Dark Annual #1 [DC Comics] Scénario de Jeff Lemire
Dessins de Mikel Janin
Sorti aux USA le mercredi 31 octobre 2012

La Justice League Dark est lancée aux basques de Nick Necro, l’ex-mentor de John Constantine, la House of Secrets et la House of Mystery, dignes d’un Tardis, jouant le rôle de vaisseaux à travers l’espace-temps. D’abord la première chose qui saute aux yeux c’est une nouvelle fois ke dessin de Mikel Janin. Si on peut lui faire le reproche de ne peut-être pas assez charger en ombres par endroit, il est clair que le dessinateur est une valeur montante et il le prouve encore cette fois-ci, avec un trait net, lisible. Janin instaure une ambiance où des personnages comme Constantine ou Black Orchid peuvent co-exister sans trop de faute de goûts. On n’a sans doute pas fini d’entendre parler de lui.

Pour ce qui est de l’histoire, on ne pourra pas trop accuser les auteurs d’avoir été très subtils là dessus tant l’injection de Necro dans le passé de Constantine sentait le retour programmé à plein nez. Mais il y a comme une ambiance de course-poursuite mystique entre les deux « Maisons », tandis que John regroupe ses forces. On félicitera pour le coup Jeff Lemire de savoir ajouter des personnages (Frankenstein, Amethyst) de manière naturelle, selon les besoins. Mais la vraie trouvaille concerne ce qui arrive à Timothy à la fin de l’Annual. Le lien est si évident et logique qu’il est étonnant qu’aucun auteur n’y ait pensé auparavant (mais il faut dire que la réunification entre les univers DC et Vertigo est encore récente, ce qui explique sans doute celà). La surprise finale a l’air de mettre en place des choses dont les retombées se feront sentir bien au delà de la sphère « magique » de DC. Un peu comme la scène finale de Justice League International Annual #1, il y aura forcément des conséquences. Reste à savoir où ! Même si on peine encore à s’habituer à Constantine en leader d’une variation de la Justice League (c’est quand même assez « en dehors » du personnage), il n’en reste pas moins que le côté « centrifuge » de la série, qui brasse de plus en plus de personnages, fascine…

[Xavier Fournier]