Avant-Première VO: Review Justice League #46[FRENCH] Tandis que la Justice League a de la peine à se reconnaître elle-même, Apokolips a changé de direction et des personnages des deux camps en viennent à se demander pourquoi ils se battent. Un épisode qui change radicalement d’ambiance visuelle et dans lequel Geoff Johns semble accorder à nouveau plus d’attention au Fourth World de Jack Kirby.

Justice League #46Justice League #46 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Francis Manapul
Parution aux USA le mercredi 16 décembre 2015

L’arrivée de Francis Manapul au dessin réveille et transforme totalement le contexte visuel de The Darkseid War. Avec un style beaucoup plus expressif, Manapul donne à tout une énergie peut-être un poil plus cartoonesque mais bienvenue pour rendre du caractère aux protagonistes. Je disais « réveille » car nous voici déjà au sixième chapitre de l’arc (auquel il faut rajouter tous les spéciaux de ces dernières semaines) alors que la résolution n’est toujours pas en vue. Geoff Johns s’emploie beaucoup à souligner que tel membre de la Justice League est devenu dieu de ci ou dieu de ça, mais à un moment cela devient rengaine, surtout quand les héros eux-mêmes sont, dans l’ensemble, plongés dans un état de sidération. Paradoxalement cela permet un petit coup de projecteur sur des rôles moindres. Power Ring a ainsi droit à sa demi-page de gloire, ce qui est bien plus dans les épisodes récents.

« Honey, I told you to stay out of this! »

Avec Superman, Batman, Flash, Green Lantern, Lex ou Shazam perdus dans leurs propres affaires, Johns ramène le curseur vers Mister Miracle, tout comme on avait l’impression dès les premières pages de cet arc. Et du coup nous éclaire sur le devenir de Big Barda… ce qui est une bonne chose car pour le coup DC Comics m’avait un peu perdu sur son devenir depuis Earth 2 et les diverses séries liées. Mieux : Johns s’en sert avec un certain sens du parallèle de la situation entre Wonder Woman et Steve Trevor. Ce dernier retrouve un peu la voix qu’il avait dans les premiers numéros de Justice League, et des sous-entendus qui permettent la discussion la plus profonde que les deux personnages ont pu avoir depuis longtemps. Il y a un sentiment de reprise dans ce numéro, qui n’est pas entièrement dû à l’arrivée de Manapul, mais qui est peu abimé par le fait qu’à la fin Johns en est toujours à lister ses « dieux ». Ce serait bien qu’on approche vite de la fin et qu’on revienne un peu à l’humain.

[Xavier Fournier]