Avant-Première VO: Review Justice League #39[FRENCH] La Justice League continue de jouer à The Strain, avec Lex Luthor dans le rôle du possible sauveur de l’humanité. L’arc s’achève sur une sensation d’avoir trop trainé, mais avec la volonté d’imposer un nouvel adversaire de l’équipe. In fine, Justice League #39 s’éveille surtout dans les dernières pages.

Justice League #39Justice League #39 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Jason Fabok
Parution aux USA le mercredi 18 février 2015

On est passé du rang d’épidémie donnant des superpouvoirs à quelque chose de différent. C’est-à-dire que les « infectés » sont comme autant de drones représentés/dirigés par le patient zéro qui, seul, semble exprimer une forme d’identité. Au bout de ces quelques épisodes, les « résistants » de la League ont quand même la bonne idée de chercher parmi eux ce qui leur permet de résister à la maladie et de trouver une solution… Et très franchement cela nous donne au final un des arcs les plus creux que l’on ait pu voir dans la présente série. Pas foncièrement « mauvais » mais sacrifiant tellement au genre qu’il annonce qu’en fin de compte on a très peu de sentiment de surprise. Ce qui pêche, finalement, c’est que l’antagoniste n’a guère de charisme. Et du coup les héros gesticulent autour d’une menace qui, bien que certainement dangereuse, n’en impose pas assez.

Ce qui est plus agréable, c’est la phase finale de l’épisode qui, si elle n’impose pas ce nouvel adversaire, met en scène les réactions de différents personnages. C’est agréable de voir Cold se glisser dans le groupe. Même Power Ring a conscience d’avoir été en retrait et se promet d’y remédier. Il y a aussi des marchés dans l’ombre qui promettent quelques retombées. Et on évite un cliché dont j’avais peur (à savoir que Luthor soit le propre commanditaire de sa tentative d’assassinat pour s’attirer les sympathies de la Ligue). Et on termine en nous promettant déjà le futur event cosmique de la série, dont j’attends plus de choses que cette « épidémie » qui n’aura pas réellement décollé.

[Xavier Fournier]