Avant-Première VO: Review Justice League #19[FRENCH] La Justice League est-elle devenue une sorte de non-équipe ? Car depuis quelques mois c’est bien le couple formé par Superman et Wonder Woman qui occupe le centre des choses, avec le groupe qui apparait désorganisé. Et le jour où les nouvelles recrues arrivent ne semble pas spécialement mettre de l’ordre…

Justice League #19Justice League #19 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Ivan Reis
Parution aux USA le mercredi 17 avril 2013

Si quelques fois on a l’impression que Justice League, la série, vit un peu dans un monde à part, Geoff Johns ouvre cet épisode en prenant acte des évènements récents de Batman Incorporated #8 tout en lançant très vite une énigme. Qui est ce mystérieux voleur qui s’est introduit dans la Batcave ? Et pourquoi prendre une arme destinée à écraser Superman ? De ce côté là on a l’impression que Johns ressuscite l’uber-Batman de la JLA de Morrison et de Waid, avec le personnage qui s’est gardé un arsenal pour venir à bout de ses collègues. Et, une fois que ces derniers le réalisent, on sent qu’ils ne sautent pas de joie. Pour autant la couverture ce mois-ci est particulièrement trompeuse et mystérieuse puisqu’elle ne décrit absolument pas ce qui se passe à l’intérieur. Batman n’apparait pas, triomphant, au dessus d’un Superman mis à mal. L’histoire est toute autre…

Reste néanmoins que Justice League s’installe de plus en plus comme une série qu’on pourrait qualifier de « post-Civil War ». C’est à dire qu’elle est bâtie sur le désaccord des membres qui la compose (regardez la dernière fois où vous avez vu TOUT le groupe dans une même scène ?). En ce moment la locomotive c’est le couple Superman/Wonder Woman qui, par sa seule existence, créé un cercle dans le cercle, un secret que certains partagent et d’autres pas. Viennent se rajouter les personnages intermédiaires et même carrément les nouveaux héros (dans ce numéro Firestorm et Atom) qui débarquent encore plus. Au dix-neuvième épisode, donc, on a vraiment le sentiment que l’équipe n’existe toujours pas. Tous ces personnages se connaissent mais continuent de ne pas penser « collectif » (la preuve : personne ne pense à accueillir les nouveaux). Et il va nettement falloir que tout ce monde grandisse car on n’a pas l’impression de voir un groupe actif depuis 5 ans. A part ça la vraie menace du numéro, celle qui n’est pas sur la couverture, fait une entrée fracassante vers la fin et il faut bien dire que Geoff Johns a sélectionné la meilleure incarnation du personnage. Curieux de voir dans le prochain épisode ce qui reste de l’historique « pre-Flashpoint » de cet adversaire de la Ligue.

[Xavier Fournier]