[FRENCH] Sa sidekick étant hors d’état de se défendre, hospitalisée, Max Damage tente tant bien que mal de la protéger tout en repoussant un gang de racistes. Mais sous ces airs de mission de circonstance, la série évolue grandement, avec la perte d’un(e) allié(e) et le gain potentiel d’un(e) autre. Serait-ce un tournant pour le titre ? En tout cas les choses s’organisent bien…

Incorruptible #7 [Boom!]
Écrit par Mark Waid
Dessins par Horacio Domingues
Sortie aux USA le mercredi 23 juin 2010

Incorruptible est une série-soeur d’Irredeemable. C’est pour ainsi dire marqué dessus depuis le début et du coup ce titre scénarisé par Mark Waid a démarré surtout « en réaction » par rapport à l’autre. On pourrait dire qu’Incorruptible s’adressait en priorité à ceux qui lisait déjà la série-mère. Et je doute que ceux qui tentaient de la lire de manière autonome y trouvaient forcément leur compte, la situation de Max Damage ne se définissant que par rapport à celle du pseudo-Superman déchu dans l’autre série. Avec cet Incorruptible #7 (en fait, pour être honnête, depuis un ou deux épisodes) j’ai réellement l’impression qu’un pas est fait pour régler ce petit défaut. Les choses deviennent plus personnelles pour l’ex-criminel à la recherche de sa rédemption. Sa partenaire a été grâvement blessée à cause de lui et la vie d’autres personnes qu’il a entraîné dans son délire (par exemple Annie, la « civile » qu’il a déguisé pour ses propres besoins).

Là, le petit monde de Max prend de la texture. Il se peuple, il se muscle et il est d’ailleurs ironique que nous ayons cette impression dans un épisode où, par ailleurs, on lui parle beaucoup du rôle du Plutonian (et donc des événements de l’autre série) par le biais d’un groupe extrémiste. Il semble que Max perde un de ses soutiens alors que dans le même temps les événements s’organisent peut-être pour fournir une relève. Et surtout on en apprend plus sur la manière dont fonctionnent les pouvoirs de Max (avec un point faible assez peu courant dans les comics). On a vraiment l’impression que la mythologie de la série est en train d’avance à grands bonds. Et ce n’est pas désagréable du tout, comme si on avait la sensation de faire de plus en plus connaissance avec Max.

[Xavier Fournier]