[FRENCH] Tim Seeley est un petit malin. Non seulement il arrive à intégrer dans sa série des apparitions de différents serial-slashers célèbres du cinéma et de la BD mais en plus il arrive à placer tout ça dans une trame cohérente. La preuve dans ce numéro qui ne se contente pas d’utiliser le personnage culte Herbert West: Re-Animator. Il s’en sert comme pièce maîtresse du scénario pour remettre sur le devant de la scène la famille de Cassie Hack. La connexion est pas mal trouvée…

Hack/Slash #16 [Devil’s Due] Scénario de Tim Seeley
Dessins d’Emily Stone
Sortie américaine : Mercredi 29 octobre 2008

Cassie Hack est une tueuse de tueurs, une chasseuse de serial-killers dont la mère fut en son temps une meurtrière surnommée la Lunch Lady. Cassie l’a arrêté (comprenez par là qu’il a fallu en finir avec cette mère devenue son ennemie) et écume depuis les USA en compagnie de Vlad, un grand costaud hideux qui partage ses objectifs. Bon d’accord mais la Lunch Lady ne pouvait pas avoir conçue Cassie toute seule, il y avait bien un « papa Hack » quelque part ? La question a été réglée dans le numéro précédent, où l’héroïne a retrouvé son géniteur. Restait à ce qu’il s’explique sur sa disparition et la discussion est bien plus riche en révélations que je le pensais. A travers le passé du père, on donne une cohérence aux « Revenants » et à la manière dont ils ont été traités auparavant.

Mais surtout Seeley peut s’attendre à recevoir quelques lecteurs de plus du fait de la présence d’Herbert West: Re-Animator, vedette du film homonyme dans les années 80. Au pire Seeley aura profité du buzz lié à la polémique autour de l’utilisation même du personnage (certains ayant-droits en ayant contesté la régularité). Mais bref, Herbert West est là et bien là. Seeley s’en sert d’une manière qui est fidèle à la nature de ce savant fou tout en ramenant un élément du folklore de Hack/Slash. Là où le scénariste est fort, c’est qu’il réussit à être très reader-friendly (ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’ai cette impression sur cette série). Là, par exemple, nous en sommes au deuxième chapitre d’un arc en trois et pourtant, même en imaginant que ce soit votre premier épisode de Hack/Slash tout est compréhensible (allez, en poussant on dira que tout au plus on ne nous résume pas une nouvelle fois les origines de l’ami Vlad). Ma seule petite « plainte », c’est que j’espérais mettre la main sur l’autre couverture… Autant vous dire qu’on survivra (non désolé Herbert, je ne boirais pas de ton sérum aujourd’hui). Un peu à la manière d’un Robert Kirkman, le scénario de Seeley continue numéro après numéro de porter cette série.

[Xavier Fournier]