[FRENCH] La série Green Lantern étant devenue un véritable « spotlight » pour les autres Corps de lumière, c’est au tour de Star Sapphire de s’afficher alors qu’il reste encore un certain nombre de choses à régler avec l’avatar de la lumière Orange. Et qui est vraiment le Predator ? Pas une vedette du ciné…

Green Lantern #57 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Doug Mahnke
Sortie aux USA le 8 septembre 2010

Donner un peu plus d’importance à Star Sapphire n’est pas pour me déplaire dans le sens où, parmi tous les détenteurs d’anneaux sur Terre en ce moment elle est, en dehors des Green Lanterns, celle qui peut sans doute le plus passer pour une super-héroïne, à mi-chemin entre GL et Wonder Woman. D’ailleurs il est dommage que personne n’ait pensé à la placer au sein de l’actuelle JLA, ce serait beaucoup plus original que Jade. J’ai donc un apriori positif sur ce numéro qui définit beaucoup de choses dans le fonctionnement des « Sapphire Corps » mais un avertissement s’impose car je ne l’ai pas trouvé tellement reader-friendly.

Pour bien comprendre ce qui se passe ce mois-ci, il faut avoir au moins une petite connaissance de l’histoire de Star Sapphire, de comment un jour les Zamarons ont tenté d’en faire leur reine. Et (dans ce qui est sans doute une des sagas les plus ridicules des années 70) comment à une époque Green Lantern avait affronté un mystérieux personnage sadique nommé le Predator, avant qu’on nous apprenne qu’il s’agissait de « la partie masculine de Carol Ferris ». Geoff Johns a une nouvelle fois structuré beaucoup d’éléments ringards pour donner du sens à l’ensemble mais j’ai peur que le peu d’explications donné au démarrage perde un peu les lecteurs récents. Ou tout au moins ne leur laisse pas percevoir l’important travail de remise à jour auquel s’est livré le scénariste. Encore que… avec ces quelques lignes vous voici prévenu et le fossé n’est pas infranchissable. Niveau dessin Doug Mahnke continue de faire des choses assez bien sur cette série (alors que j’avoue que pendant longtemps son style n’a pas été ma tasse de thé). Reste qu’avec la profusion actuelle de titres sur Green Lantern je trouve qu’il est dommage qu’Hal Jordan soit un peu éclipsé dans sa propre série. Star Sapphire, c’est agréable le temps d’un épisode mais il serait bien qu’on recentre sur le héros-titre et qu’on ne perde pas trop le temps dans les mois qui viennent à explorer tour à tour les vies de Sinestro et des autres…

[Xavier Fournier]