[FRENCH] Green Lantern (Hal Jordan) et Sinestro sont toujours sur Korugar, presque arrivés à l’épuisement de leur réserve d’énergie, alors qu’il leur faut lutter contre une armée de « lanternes jaunes ». Heureusement pour eux ils ont pu créer des renforts. Un seul souci : les nouveaux Green Lanterns n’ont pas de raison de faire confiance à Hal et détestent cordialement Sinestro. De quoi se demander s’ils sont la solution où un problème de plus.

Green Lantern #5 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Doug Mahnke
Sortie aux USA le mercredi 11 janvier 2012

Sinestro et Hal Jordan doivent s’échapper de leur prison avant que leur puissance retombe à zéro. Pour pouvoir compter sur des alliés, Sinestro a construit des anneaux verts pour les autres prisonniers. L’ennui c’est qu’ils sont de Korugar et se souviennent des méfaits auxquels il a pu se livrer. Quelques palabres suffiront cependant afin d’établir où chacun se place. Ce cinquième numéro de la série correspond en un sens à une fin d’arc, pour une saga qui finalement aura été assez différente de celles qu’on a pu voir ces dernières années sur la précédente série GL dans le sens où il n’y a pas une pluie de personnages majeurs. Certes il y a bien une foule de « Yellow Lanterns » et de Korugariens mais peu d’entre eux ont droit à une ligne de dialogue. En gros seuls le Professeur Insidd et Arsona parlent un peu. Pour le reste il s’agit surtout de figurant et l’essentiel de la dynamique est centré sur Hal Jordan et Sinestro. Avec ce procédé Geoff Johns profite de plus d’espace que s’il fallait gérer en plus trois lanterne oranges et deux batteries bleues ou quelque chose de ce genre. De ce fait la série sort du mode dans lequel elle s’était enfermée à la suite de Blackest Night. On recentre sur les personnages et sur l’humain (ou, le cas échéant, sur « l’alien »).

Pour nous en convaincre il y a l’avant dernière scène de ce numéro qui, de manière presque abrupte, ramène les choses vers une dimension plus intimiste avec un Hal qui, finalement, prend le temps de gérer l’important. En fin de compte la moralité de l’histoire n’est pas si cosmique qu’on pouvait le penser et ce n’est pas désagréable (même si, dans les grandes lignes, l’affaire permet surtout à Johns de retomber vers une situation proche du film). Ce cinquième numéro sonnerait presque comme la fin d’une mini-série « Hal & Sinestro » s’il n’y avait les promesses de lendemain et le plan toujours, plus inquiétant, des gardiens de l’univers. On aime ou on aime pas les histoires d’anneaux cosmiques (encore qu’à ce moment là il ne faut pas aller se perdre dans un épisode de Green Lantern, ca serait comme aller à une soirée disco alors qu’on déteste Boney M) mais le petit côté terre à terre qui revient dans cet épisode permet de redonner de la dimension à Hal plus qu’à son alter-ego lumineux. C’est bien trouvé !

[Xavier Fournier]