[FRENCH] Thor étant « tombé » au champ d’honneur, Captain America n’est vraiment pas content et exige, au côté des Avengers, une entrevue avec les hautes puissances asgardiennes. Mais dieu que cet avant-dernier épisode est mou des genoux, oscillant entre la redite et l’inutile. Avec seulement un numéro qui reste, on a du mal à penser que la fin ne sera pas expédiée…

Fear Itself #6 [Marvel Comics] Scénario de Matt Fraction
Dessins de Stuart Immonen
Parution aux USA le mercredi 14 septembre 2011

Thor s’étant tout pris dans la figure, il est à l’article de la mort. Trop c’est trop et Captain America exige donc de parler à Odin pour le convaincre de sauver son fils et savoir, au passage, s’il compte aider la Terre. Seulement voilà, le résultat global nous donne un épisode tout fade, avec pour seule ligne directrice une sorte de référence (accidentelle ou volontaire, that’s the question) aux attentats du World Trade Center. Mais au delà de ça, la livraison de ce mois apporte peu de choses à Fear Itself. Thor va mal, mais on le savait d’emblée. Sans surprise, un retour à la case Asgard le remet sur pied et prêt à repartir au combat. Il aura donc passé six épisodes à faire des aller-retours entre la Terre et Asgard avant que « papa » daigne lui donner des armes dignes de ce nom. De l’art et la manière d’occuper du temps et de l’espace alors qu’on aurait pu passer plus de pages à traiter d’autres personnages. Pour un crossover, la série centrale de Fear Itself est curieusement centrée sur les Avengers et encore les membres centraux de l’équipe (on nous avait promis un rôle majeur pour Iron Fist… ce sera peut-être pour le mois prochain mais pour l’instant c’est peau de chagrin de ce côté là).

Autre élément qui progresse (mais du bout des doigts), Iron Man a enfin terminé de construire ses armes mais… on en saura guère plus. Il nous reste donc un seul épisode pour distribuer un arsenal mystique à une demi-douzaine de héros, terrasser le Serpent et régler l’affaire. Autant dire que tout ça sent le Deus Ex Machina en fin de course et, à comparer, n’a pas la densité qu’on pouvait trouver dans le Flashpoint de la concurrence. Il y a pourtant un passage qui semblait sur le point d’aller quelque part, quand Spider-Man cherche sa tante avec acharnement et qu’il finit par la retrouver. Là, on sent que Fraction était prêt à franchir le pas et, peut-être, réaligner les choses sur une situation un peu plus proche de que Mark Millar ou JMS avaient pu faire sur le personnage. En lieu et place, on a juste une scène où le héros, rassuré, peut reprendre du poil de la bête, c’est à dire, en gros, revenir au point où il en était un ou deux épisodes en arrière. L’impression globale est qu’on nous occupe en attendant une fin facile. Espérons être agréalement surpris le mois prochain mais pour l’instant le doute domine…

[Xavier Fournier]