Avant-Première VO : Review: Farscape #4[FRENCH] Farscape, le comic-book tiré de la série télévisée éponyme, arrive à la fin de son premier arc avec une promesse déjà entendue ailleurs, à savoir que l’alchimie du « casting » s’en trouvera altérée. Et c’est vrai. A la fin de l’épisode il y a un membre de l’équipage de Moya qui ne voyagera plus avec les autres héros. Malgré une tendance « space opera » un peu trop poussée à mon goût, l’arc s’achève sur un numéro bien plus cohérent visuellement que ce que l’on avait pu voir vers le #2 ou #3.

Farscape #4 [Boom!]
Scénario de Rockne S. O’Bannon, Keith R.A. Decandido
Dessins de Tommy Patterson
Sortie américaine le mercredi 1er avril 2009

Farscape #4Aeryn et John Crichton sont catastrophés. Pas vraiment parce qu’ils ont une fois de plus manqués d’être trucidés dans le numéro précédent mais parce qu’à leur grande horreur leur bébé ne semble se tenir tranquille que lorsque leur vie est en danger. Pire: quand ils étaient en captivité, le bambin semblait mieux élevé avec leurs geôliers qu’avec eux-mêmes. Aeryn culpabilise à mort tandis que Crichton, lui, s’interroge un peu plus sur la manière peu orthodoxe qui leur a permis d’échapper à la mort dans cet autre épisode. Des circonstances auxquelles on dirait bien que le bébé est lié. D’autant qu’un mystérieux personnage semble à la poursuite du bébé. Et tout ça, bien sûr, se déroule alors que les héros sont lancés à fond dans une tentative désespérée de libérer Hyneria. Le sort de la planète sera réglé, d’une façon ou d’une autre avant la fin du numéro…

Une grosse partie de l’épisode est occupée par des scènes de combats entre vaisseaux, dans l’espace. Et c’est un « genre » dans lequel j’ai toujours beaucoup de mal à me projeter (même à la TV). Donc je ne n’aventurerais pas à dire que ce passage est plat, c’est peut-être simplement une affaire de goût. Par contre ce qui est certain c’est que cette fois-ci le dessin de Tommy Patterson est bien mieux mis en évidence en particulier, je pense, par l’encreur digital Marshall Dillon et le coloriste Andrew Dalhouse. Il y a une bien meilleure synergie dans tout ça. Ce que fait que certains éléments du style de Patterson qui, dans des numéros précédents, passaient pour des maladresses se voient ici utilisés comme des traits plus soutenus. Il y a une ambiance qu’on ne trouvait pas forcément, et en tout cas de façon pas si homogène.

Au final le sens de l’arc est visiblement que les personnages de la série peuvent évoluer et ne sont pas forcément condamnés à répéter la formule du feuilleton TV à l’infini. Je regrette quand même un peu que les personnages de Chiana et Jothee aient traversés l’arc sans vraiment se dévoiler un peu plus car pour moi qui n’ai pas connu la version télévisée, en dehors du fait qu’il s’agit de deux aliens et que la première était amoureuse du père décédé du second et qu’il y a eu coucherie avec le fils, je serais bien en mal de définir leur personnalité. A la rigueur, bien qu’on ne nous ai rien dit sur l’histoire personnelle de Noranti, je pense qu’on a une bien meilleure idée de son caractère alors qu’à l’évidence elle est secondaire dans l’univers de Farscape. Mais sans doute qu’il y a là matière à nourrir un prochain arc.

[Xavier Fournier]