[FRENCH] Cet été Alan Davis revient sur un de ses concepts favoris, Clandestine, à travers différents annuals de chez Marvel. L’occasion de retrouver The Thing et Human Torch sous le crayon de ce dessinateur mais aussi scénariste dont on ne se lasse pas ! Et l’auteur en profite pour explorer un secret laissé en suspens depuis de nombreuses années !

Fantastic Four Annual #33 [Marvel Comics] Scénario d’Alan Davis
Dessins d’Alan Davis
Sorti aux USA le mercredi 11 juillet 2012

Il suffit de trois pages pour être fixé. Non, les QUATRE Fantastiques ne sont pas tous de la partie dans cet annual où Ben Grimm et Johnny Storm se partagent la part du lion. Mais, oui, à hauteur égale, nous voici dans une histoire fun, fraîche, loin des scénarios moroses ou dépressifs qui sont devenus la norme pour une borne partie des séries de super-héros (je le précise juste « au cas où », ce n’est pas une pique à l’attention de J. Hickman, le scénariste régulier de la série, qui a simplement choisi une autre direction). Alan Davis a, ce n’est pas nouveau, l’élégance de son trait pour placer immédiatement des personnages comme la Chose et la Torche dans un environnement plaisant et dynamique. Après… il faut bien avouer que je ne sais absolument pas quel effet l’histoire pourrait avoir sur quelqu’un qui n’a jamais lu le moindre épisode de Clandestine. Peut-être serait-il perdu ? Ou bien au contraire cet aperçu lui donnerait envie de découvrir la série d’origine ? Je n’en sais rien car il m’est impossible de m’enlever de la mémoire les souvenirs que j’ai de Clandestine dans les années 90. Et ce fascinant mystère qui avait été à peine évoqué alors : la tombe d’un être terrible et puissant, Vincent, membre oublié de la famille. Davis n’avait fait que l’évoquer, par ellipse, et les lecteurs en étaient donc à se demander quel était donc ce personnage si sombre, si dangereux.

Ce Fantastic Four Annual #33 ouvre les vannes d’une façon inattendue, à la faveur d’un bon dans le temps qui nous permettra de réellement faire connaissance avec Vincent, le « mouton noir » du Clan Destine. Sa nature est déconcertante et, comme The Thing, on s’intéresse réellement à cet inconnu qui ressemble à tout… Sauf ce à quoi on pouvait s’attendre. Le tout est, bien sûr, joliment mis en image par un Alan Davis redoutable d’efficacité. On referme l’annual avec deux convictions. D’abord, bien sûr, l’envie forte, immédiate, de vite en arriver aux autres chapitres de l’histoire, qui seront contenus dans d’autres annuals Marvel cet été. Et puis, une nouvelle fois, cette envie de (re)voir quelque chose comme ça sur une base mensuelle. Ah, si Marvel et Davis pouvaient trouver un arrangement pour donner à l’auteur une série illimitée… Un tel annual donne envie de signer tout de suite !

[Xavier Fournier]