Avant-Première VO: Review Earth 2 - World's End #26[FRENCH] Earth 2 – World’s End est la troisième weekly de DC Comics qui s’achève cette semaine. C’est aussi la plus courte (encore qu’elle a profité du mensuel Earth 2 à côté). On nous promet la fin d’un monde mais par ailleurs on sait que les « réfugiés » ne sont pas les bienvenus sur « Terre Zéro ». Alors que faire quand Darkseid détruit la Terre sous vos pieds ?

Earth 2 - World's End #26Earth 2 – World’s End #26 [DC Comics] Scénario de Daniel H. Wilson, Marguerite Bennett, Mike Johnson & Cullen Bunn
Dessins de (collectif)
Parution aux USA le mercredi 1er avril 2015

Concrètement, Earth 2 – World’s End vient se placer à un stade intermédiaire entre les deux autres weeklies produites ces derniers temps. Elle n’a pas la maîtrise d’un Batman Eternal mais elle n’est pas non plus le naufrage conceptuel de Futures End. Ce 26e numéro ne termine pas la boucle mais a un parfum de fin de saison télévisée, avec une bonne partie des héros éparpillés dans des situations diverses, certains disparus… Cela ne me choque pas car Earth 2 – World’s End n’était pas non plus une histoire enclenchée au premier numéro, elle découlait du mensuel Earth 2 et l’on ne pouvait donc pas s’attendre à que les choses soient autocontenues.

Au niveau du concept, ce titre hebdomadaire n’est donc pas grillé d’office. Par contre, c’est bien l’exécution qui lambine. Il faut dire que la liste des scénaristes a presque des allures de générique de film. Du coup, on a surtout gagné du temps en attendant que cela se passe, avec beaucoup de redite. Cette semaine encore Alan Scott mort la poussière et rebondit, boosté d’une manière ou d’une autre par les forces de la vie. Ce n’est jamais que la troisième ou quatrième fois que l’on nous fait le coup depuis Earth 2 #1. Darkseid lui-même semble dans le commentaire, avec une phrase assassine : «  »another pathetic attempt… » Le dieu du Mal est une autre chose mal gérée de ces derniers épisodes, réduit à un croquemitaine cosmique façon Doomsday. Enfin, la seule scène à dimension humaine (Flash qui se préoccupe de sa mère) me semble mal exécutée. On a beaucoup de mal à rentrer dans la tête de Jay Garrick. L’histoire aurait mérité d’être mieux racontée, mais on ne peut pas dire qu’au final le titre ne sert à rien où que ses effets ne vont pas durer.

[Xavier Fournier]