Avant-Première VO : Review Die Hard: Year One #2[FRENCH] On retrouve John McClane, bien connu des cinéphiles pour être l’éternel héros malchanceux des Die Hard (Piège de Cristal et toutes les suites) lors de ses premiers pas dans la police. L’agent McClane est donc en uniforme, bien loin de se douter que certains de ses collègues sont ripoux jusqu’au cou… et que les événements convergent sans doute pour bientôt lui rejaillir au visage…

Die Hard: Year One #2 [Boom!] Scénario de Howard Chaykin
Dessin de Stephen Thompson
Parution aux USA le mercredi 28 Octobre 2009

Die Hard: Year One #2Je ne sais pas trop si c’est qu’au deuxième épisode on a eu l’occasion s’y faire ou bien si, au contraire, c’est le dessinateur Stephen Thompson qui est en train de trouver son rythme de croisière mais toujours est-il que ce prologue aux aventures de John McClane semble gagner au fur et à mesure qu’on le découvre, y compris au niveau du graphisme. On oublie les questions de ressemblance ou de non-ressemblance à Bruce Willis tandis que le personnage gagne en dimension et qu’on retrouve (c’est à verser au crédit d’Howard Chaykin en mode scénariste) le héros dans des répliques qu’il aurait aussi bien pu sortir dans l’un des films. Avec ce deuxième numéro, on ne peut plus s’interroger: l’esprit est respecté (encore que j’attends de voir ce que ça va donner sur le moyen terme, vu le peu d’action qu’a vu passer le protagoniste pour le moment). L’esprit de McClane mais aussi celui d’un certain « Willisverse » puisque ce qui est marrant, c’est que cette histoire de flics pourris poursuivants l’unique témoin de leurs méfaits à comme des relents de « 16 Blocks », un autre film de Bruce Willis (mais avec bien des différences dans le même temps puisqu’il jouait un flic vieillissant et très certainement pas un débutant).

Tout ça manque un peu de « cascades » (encore que bien sûr c’est un élément qui ne passe pas pareil sur une page dessinée par rapport à un écran de salle obscure) et on sent quelques ficelles connues (le coup de la cheerleader obligée de fuir puisqu’elle a assisté à un crime, ça sent le ressort de série TV) MAIS l’ensemble fonctionne plutôt bien et même rappelle un peu, du coup, certaines ambiances vieilles de deux ou trois décennies. Et puis – outre l’effet « adaptation de film » – il y a aussi le fait que Die Hard: Year One nous permet de retrouver un comic-book de flics, un truc un peu façon « The Shield » (pas le Shield de Nick Fury ni celui qui vient de refaire surface chez DC mais bien The Shield de la télévision). Bref, c’est un comic-book qui commence à prendre toute son ampleur et si je ne doute pas qu’il y aura bien quelques puristes pour clamer que, non, décidément, ce n’est pas comme au cinéma, je ne les suivrait pas sur ce terrain. Si Die Hard: Year One continue sur la lancée, ce comic s’installera comme un rendez-vous bien sympathique…

[Xavier Fournier]