Avant-Première VO : Review: Destroyer #1[FRENCH] Après la géniale série Invincible, on attendait avec impatience le retour de Robert « Walking Dead » Kirkman sur une histoire de super-héros. Alors que tout le monde avait les yeux logiquement braqués sur Image, où ce dernier officie désormais en tant qu’« associé » du studio, Marvel prend tout le monde à contre-pied en sortant du frigo une mini-série réalisée par le tandem d’origine d’Invincible, proposant les derniers jours d’un super-héros grabataire qui fait le ménage avant le grand départ. Si vous avez aimé le Gran Torino d’Eastwood, alors le Destroyer de Kirkman et Walker est fait pour vous !

DESTROYER #1 [Marvel] Scénario de Robert Kirkman
Dessins de Corry Walker
Sortie américaine le mercredi 1er  avril 2009

Avant-Première VO : Review: Destroyer #1Alors que Mark Millar et Steve McNiven nous régalent avec leur « Old Man Logan », il est amusant de découvrir cette mini-série de Kirkman et Walker. Le duo talentueux des sept premiers numéros d’Invicible se reforme pour nous compter les aventures de Keene Marlow, alias Destroyer. Ce dernier porte bien son nom : il atomise ses ennemis, implacable et indestructible, rien ne lui résiste. Destroyer a un seul ennemi : le temps qui passe. Malgré une force et une résistance hors du commun, ce grand-père subit, à l’image de tout un chacun, les affres du temps. Après deux crises cardiaques, son cœur est très fatigué et peut flancher à tout moment. Le verdict de son médecin est sans appel : Destroyer doit prendre sa retraite sinon Keene Marlow signe son arrêt de mort.

Ce premier numéro introduit avec brio ce super-héros vieillissant. Partagé par les responsabilités qu’impliquent son costume et son désir de ne pas blesser ses proches, Destroyer va entraîner le lecteur dans un chant du cygne magnifié par un duo d’artistes aux talents indéniables. Robert Kirkman arrive, une fois encore, à nous attacher très vite au héros de cette histoire tout en conservant la dichotomie fondatrice des super-héros. Il nous le présente tendre et dévoué pour ses proches en tant que Keene Marlow alors qu’il le dépeint sans pitié sous le costume de Destroyer.

Magistralement animé par les dessins de Corry Walker, ce premier épisode introduit très rapidement le lecteur dans une histoire qu’il sait d’emblée funeste. Keene Marlow se sait condamné et décide de consacrer ses derniers moments non pas à sa famille mais à son rôle de justicier. Bien évidemment, Robert Kirkman n’aime pas la facilité et il y a fort à parier que les prochains épisodes de cette mini-série vont changer la donne très vite. Une chose est sûre, ils confirmeront certainement la très bonne impression laissée par ce premier épisode.

[Yann Belloir]