Avant-Première VO : Review Dark Avengers #1[FRENCH] Alors ça y est, nous y voilà ! Annoncés à grands renforts de couvertures-teasers depuis des mois, les Dark Avengers font leurs grands débuts. Il s’agit là de la première conséquence visible du « Dark Reign ». Comme à l’accoutumée, à chaque relaunch d’une série dédiée aux Vengeurs, ce premier numéro est dédié à la composition du nouveau line-up. Mais, comme on pouvait s’en douter, les choix et leurs motivations n’ont plus rien à voir avec ce qu’on a pu lire dans le passé !

Dark Avengers #1 [Marvel] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Mike Deodato
Sortie américaine le mercredi 21/01/09

Dark Avengers #1Ne nous voilons pas la face, ce premier numéro est avant tout un exercice de style, tant l’épreuve imposée de la constitution du nouveau line-up est devenue un classique des Vengeurs. Ici, on commence par la fin pour mieux revenir sur les motivations d’Osborn, et l’identité réelle de certains membres de l’équipe (car, à l’instar des couvertures évoquées plus haut, il y a évidemment pas mal de feintes esthétiques). Mike Deodato livre un travail très propre, en droite ligne de ce qu’il a pu faire sur Thunderbolts. Une ombre qui marque d’ailleurs Dark Avengers de son empreinte, tant ce nouveau line-up a quelque chose de l’équipe de psychopathes dirigée par Norman Osborn depuis Civil War. On ne s’en plaindra guère, d’ailleurs. Les choix d’Osborn sont prometteurs de pas mal de conflits inter-alliés et autres scènes dantesques. Difficile d’en dire plus sans éventer la composition réelle de la nouvelle équipe, alors que c’est un peu l’intérêt principal de ce numéro. En revanche, on peut remarquer que la narration est purement « bendisienne », alternant doubles pages assez tape-à-l’oeil et longues colonnes de dialogue. Ce sera un argument pour ou contre selon les lecteurs, mais au moins, vous voilà avertis ! En ce qui me concerne, je suis toujours client, et j’ai aimé la manière dont le scénariste est à l’aise au sein de cette nouvelle donne post-Secret Invasion. Il arrive à justifier par le contexte un certain nombre de choses qui, autrement, passeraient pour un plaisir solitaire d’auteur, tout en laissant planer des zones d’ombre là où il en faut. Ainsi, il est évident qu’Osborn compte sur le climat de peur qui règne en Amérique pour faire accepter certaines de ses recrues par le grand public… mais ce dernier n’a pas la moindre idée de qui se cache derrière certains masques. Et l’on se réjouit à l’avance d’imaginer ce qui pourrait se passer lorsque le statu quo changera.

De manière plus générale, sachez que si vous investissez dans Dark Avengers, vous êtes quasi obligés de prendre également Thunderbolts (ça tombe bien, c’est une des meilleures séries de ces dernières années et Andy Diggle semble au moins aussi à l’aise qu’Ellis, pour dire le moins…). En effet, les deux séries sont intimement liées, autour d’Osborn. Cette nouvelle époque marvellienne commence donc sous les meilleures auspices : ça fait plaisir de retrouver un peu de continuité inter-séries après des années passées à lire des story-arcs pensés pour être lus indépendamment. Entendons-nous, peut-être qu’une lecture déconnectée sera possible ici, mais ce serait un peu comme n’écouter que la face A d’un vinyle…  En tout cas, j’ai bien hâte de voir les T… Dark Avengers en action, tant ils semblent bien porter leur nom. Le fait que la première mission de cette équipe « officielle » consiste à aider un dictateur bien connu à reconquérir son état, en vertu de la promesse faite par Osborn dans « Dark Reign #1 », ne manque pas non plus de piquant ! Vivement le mois prochain !

[Antoine Maurel]